Pourquoi les hommes se soumettent-ils au pouvoir d'Etat ? Exposé

Pourquoi les hommes se soumettent-ils au pouvoir d'Etat ?
Exposé qui cherche à savoir si les hommes sont vraiment libres de se soumettre au pouvoir d'Etat ou bien s'il s'agit d'une contrainte.
№ 24791 | 1,975 mots | 11 sources | 2011
Publié le juin 06, 2011 in Sciences Politiques
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Résumé:

« Tout rapport de domination comporte un minimum de volonté d'obéir, par conséquent un intérêt, extérieur ou intérieur, à obéir » a écrit Max Weber dans Economie et société. Cela montre bien le lien entre la domination exercée par une entité déterminée et la volonté des hommes évoluant sur son territoire de se soumettre à elle. Cette entité est souvent l'Etat, disposant du pouvoir d'Etat, c'est-à-dire des moyens matériels et coercitifs d'amener les hommes à se soumettre au chef d'Etat et à sa volonté. Quoiqu'il en soit, et si l'on se fie au mot de Max Weber, les hommes choisissent de se soumettre au pouvoir d'Etat, il est donc intéressant de comprendre quelles sont leurs motivations pour lui confier leur liberté : en effet, « Pourquoi les hommes se soumettent-il au pouvoir d'Etat ? » Nous verrons dans un premier temps que la servitude ne va pas de soi : les hommes se soumettent parce qu'ils sont influencés par des facteurs exogènes. Puis, constatant que cette forme de soumission n'assure pas une grande stabilité au pouvoir d'Etat, nous expliquerons dans une seconde partie en quoi la « croyance en la légitimité » du pouvoir d'Etat est la clé de voute de sa stabilité.

Extrait du document:

Toute société cimentée par la croyance en la sainteté de la tradition et des coutumes reconnaît comme légitime toute personne dépositaire d'un pouvoir de cet ordre. Celui qui devient chef incarne alors l'Etat, mais également un « Eternel hier »1, c'est-à-dire une continuité traditionnelle trans-générationnelle. En outre, l'autorité du détenteur du pouvoir, découlant également de la tradition, prend elle aussi un caractère sacré, ce qui lui assure la soumission des hommes. Le détenteur du pouvoir est souvent le fils naturel ou spirituel du précédent chef. Et, ce n'est pas à lui en tant que tel que les hommes se soumettent, mais à la tradition, qui l'a désigné comme leur nouveau chef. Son action est par conséquent bornée : il ne peut rompre avec la tradition sans risquer de perdre sa légitimité, et par là-même la domination qu'il exerce sur les hommes. Il se doit donc de rester fidèle à la tradition.

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