Réduction des inégalités sociales et mobilité sociale Exposé

Réduction des inégalités sociales et mobilité sociale
Exposé qui cherche à savoir si nous sommes tous égaux face à l'école et dans quelle mesure cette relative égalité participe à l'évolution de la mobilité sociale.
№ 24792 | 4,725 mots | 4 sources | 2011
Publié le juin 06, 2011 in Sciences Politiques , Questions Sociales
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Résumé:

En France, dans un contexte de timide sortie de crise, on remarque au quotidien comme le diplôme est important dans la recherche d'emploi d'un jeune. En effet, pour un employeur, le diplôme est un gage de savoir et de compétence. Et, plus le diplôme est élevé, plus le jeune a de chances de trouver un emploi stable, bien rémunéré, qui lui permettra de mener une vie décente. La question se pose donc des modalités d'obtention de tels diplômes : sommes-nous tous égaux face aux diplômes ? N'y a-t-il pas des variables qui nous conditionnent à un certain niveau scolaire, se traduisant par une reproduction sociale des enfants par rapport aux parents ? Nous nous pencherons sur ces questions en confrontant l'article : « La réduction des inégalités sociales devant l'école depuis le début du siècle » (2000), de Claude Thélot et Louis-André Vallet, tous deux chercheurs en sociologie, avec l'article : « Quarante années de mobilité sociale en France. L'évolution de la fluidité sociale à la lumière de modèles récents » (1999), du même Louis-André Vallet.
Dans un premier temps, nous étudierons la nature et les enjeux de la réduction des inégalités. Puis, dans un second temps, nous considérerons le rôle cardinal de l'école afin de favoriser la mobilité sociale a posteriori. Et, enfin, nous interrogerons les résultats des analyses des deux sociologues et apporterons quelques compléments à celles-ci.

Extrait du document:

C'est à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu'ont été lancées les premières mesures afin de réduire les inégalités face à l'école. On a cherché à mettre en place une « égalité des chances » face à l'école.
Pour cela, l'instruction obligatoire a reculé de 2 ans en 1959 (Plan Berthoin) : alors que l'instruction était obligatoire de 6 à 14 ans, elle l'est devenue de 6 à 16 ans. Cela oblige les élèves à recevoir plus longtemps une formation, ce qui les rend à la fois plus savants et compétents, tandis que le motif économique qui suscitait parfois une sortie prématurée du circuit scolaire et était un important vecteur d'inégalités, n'est plus envisageable (aller travailler dès 14 ans afin de subvenir aux besoins de sa famille par exemple).

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