« De l'euphorie à la panique : penser la crise financière », André Orléan Fiche de lecture by anyab

« De l'euphorie à la panique : penser la crise financière », André Orléan
Fiche de lecture « De l'euphorie à la panique : penser la crise financière », d'André Orléan se demandant en quoi la source de la crise ne réside pas dans l'opacité des produits structurés mais dans l'absence d'incitation pour les acteurs financiers.
№ 30091 | 8,250 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le sept. 30, 2013 in Économie , Finances
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Résumé:

André Orléan est directeur de recherches au CNRS et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Il est actuellement membre du laboratoire Paris-Jourdan Sciences économiques. En février 2009, on a vu : l'éclatement d'une bulle spéculative, les institutions financières désarmées et s'arrêtant de fonctionner, l'intervention massive des pouvoirs publics (pour une remise en marche progressive du marché du crédit). En quelques mois, ce sont toutes les structures fondamentales du capitalisme financier qui se sont écroulées. En fait, cette crise a été une immense surprise tant pour l'opinion publique que pour les hommes de la finance eux-mêmes. Ils n'avaient jamais imaginé qu'un chaos aussi total puisse survenir. Aussi, la crise ne se résume-t-elle pas seulement à sa dimension économique mais fait-elle également appel aux dimensions intellectuelle et idéologique. Les grandes crises sont par nature doubles : matérielles et spirituelles. Avec l'effondrement de l'organisation économique, c'est les conceptions qui ont permis sa construction qui s'effondrent aussi. La crise provoque la première remise en question de la « révolution libérale » initiée par l'accession au pouvoir des gouvernements Thatcher (3 mai 1979) et Reagan (20 janvier 1981). Selon A.Orléan, un cycle s'achève donc, rendant nécessaire l'avènement d'une pensée nouvelle et par là, d'un nouveau chemin. Nous étudierons, ici, l'ouvrage « De l'euphorie à la panique : penser la crise financière », écrit et pensé par André Orléan.

1-L'euphorie
2-L'aveuglement au désastre
3-La titrisation
4-La crise

Extrait du document:

Pour financer leurs produits structurés, les banques ont créé des entités hors bilan auxquelles elles ont transmis ces actifs. Ces entités (dont les security arbitrage conduits, SAC, ou les structured investment vehicles, SIV) forment un système bancaire parallèle (shadow banking system). L'ABCP est une des formes prises par le financement des ces entités (surtout pour le financement des SIV). La défiance montante à l'égard des produits structurés a conduit les investisseurs à sortir massivement du marché des ABCP. Avec cette crise des SIV, les banques ont dû soutenir les entités qu'elles avaient créées en activant des lignes de crédit ou en les réintrégrant dans leur bilan.

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