"Introduction aux cultural studies" d'Armand Mattelart, Erik Neveu Fiche de lecture

"Introduction aux cultural studies" d'Armand Mattelart, Erik Neveu
Fiche de lecture de l'ouvrage "Introduction aux cultural studies" de Mattelart et Neveu dans lequel les auteurs se proposent de restituer les travaux et débats qui ont traversé les Cultural Studies, de façon chronologique.
№ 29919 | 6,175 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le juil. 28, 2013 in Sociologie , Questions Sociales , Epistémologie
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Résumé:

La notion de « culture » a suscité de nombreux travaux en sciences sociales, parfois contradictoires.
On peut ainsi associer ce mot à un panthéon de grandes œuvres ou bien avoir une perspective anthropologique et y voir les caractéristiques d'un groupe social. On peut y voir une autre opposition, entre la culture « légitime » (Proust par exemple) et la « culture de masse » (Mary Higgins Clark).
Les réflexions originaires du Royaume-Uni, regroupées sous le nom de Cultural Studies sont peu connues en France.
Dans cet ouvrage, les auteurs se proposent de restituer les travaux et débats qui ont traversé les Cultural Studies, de façon chronologique. Mais ils souhaitent également conserver une perspective critique, avec pour but de rappeler qu'un engagement critique des chercheurs n'est « ni une conception désuète de l'intellectuel engagé, ni une entrave au savoir, mais peut constituer le moteur d'une intelligence de faits sociaux » (p.6).

1. La critique culturelle de la société bourgeoise
2. Les années Birmingham (1964-1980): le printemps des Cultural Studies
3. Les ambivalences des chantiers de la réception
4. Internationalisation et crise des Cultural Studies
5. Les conditions d'un renouveau

Extrait du document:

Au XIXe siècle, l'étude critique des textes donne naissance à la littérature son sens moderne. La littérature est mise au service de la construction d'une identité nationale. La notion de « classique littéraire » fixe la culture légitime. Le « capital littéraire » est donc mis au service du politique. La valeur littéraire devient également un enjeu des échanges et des rapports de force entre les cultures.
Carlyle puise ses références chez les romantiques allemands, notamment chez Fichte à qui il emprunte la notion d' « Idée divine du monde ». Cette dernière est cachée et c'est à l'homme de lettre (en véritable « prédicateur ») de la révéler. C'est donc une hiérarchie que Carlyle instaure entre le prédicateur et l'homme commun.
En contrepoint de sa fascination pour l' « esprit germanique », Carlyle développe une forte antipathie à l'égard de l' « esprit français » et de son « culte de la logique ».

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