"L'échelle du monde" de Philippe Zarifian Fiche de lecture by espe224

"L'échelle du monde" de Philippe Zarifian
Fiche de lecture chapitre par chapitre de l'ouvrage sociologique de Philippe Zarifian, qui traite des défis de la mondialité.
№ 2998 | 8,800 mots | 0 sources | 2006
Publié le janv. 31, 2008 in Géologie et Géophysique , Sociologie
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Résumé:

Ce que nous appelons le monde n’est que la planète Terre, dont nous connaissons bien des aspects d’un point de vue scientifique, mais dont nous savons aussi la finitude. Ne pouvant encore habiter le fin-fond des océans ou bien peupler d’autres planètes, l’on se contentera de considérer la Terre « notre cadre et bases nécessaires de vie ». Cette appartenance à la planète bleue est trop évidente, et de ce fait, on en a rarement pleine conscience. Ainsi, lorsqu’on interroge quelqu’un sur ses appartenances, parlera de sa famille, de sa religion, de son pays, faisant une impasse sur le monde.
Cet ouvrage montre que l'on se rapproche pourtant de plus en plus de cette idée de mondialité grâce à l'émergence de nouveaux enjeux : la montée en puissance de la conscience écologique et la prise en compte du risque.

I. La mondialité comme appartenance au même monde
II. Défi écologique, mondialité et sens de la responsabilité
III. De l’agonie des identités au métissage
IV. Derrière l’individu affaibli, l’individualité grandissante
V. Multitude, peuple et luttes
VI. Mondialité, régime de guerre et désir de paix

Extrait du document:

Le problème est qu’il n’y a pas de société mondiale proprement dite. En effet, l’Humanité telle qu’elle a été décrite au 18ème siècle comme un « idéal d’universalité » apparaît à présent comme utopique, et de ce fait négative. Paradoxalement, l’humanité concrète, elle, existe, mais on a du mal à en prendre conscience. Pour arriver à l’humanité, on devrait procéder par le rassemblement de tous les groupes sociaux. Or, on fait la démarche inverse, à savoir séparer ces groupes plutôt que les unir. La théorie des rapports sociaux explique ce comportement : on divise constamment la société en groupes qui n’existent que parce qu’ils s’opposent les uns aux autres (pas toujours de façon conflictuelle). Ainsi, en guise d’exemple, on peut citer les rapports sociaux de sexe, le rapport entre pays dominants et pays dominés, le rapport entre travail et capital… Le rapport entre l’homme et la nature est singulier car il oppose la nature à elle-même, étant donné que l’homme en fait partie.

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