« L'Illusion comique », Corneille Fiche de lecture by Mystere

« L'Illusion comique », Corneille
Fiche de lecture de l'ouvrage « L'Illusion comique », de Corneille se demandant comment Corneille instrumentalise les mécanismes de l'illusion pour faire accéder celui qui s'y laisse prendre à une vérité que l'auteur entend faire éclater.
№ 27542 | 3,930 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le déc. 30, 2011 in Littérature
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Résumé:

L'illusion comique est un caprice. Corneille écrit cette pièce en 1635, sans s'attendre au succès qu'elle s'apprête à rencontrer dès sa première représentation en 1636. Sans réaliser aussi, peut-être, la portée de cette pièce, tournant de son œuvre littéraire : elle est un aboutissement, un accomplissement magistral de toute la virtuosité dramatique de son auteur. Véritable expression de ce que certains ont qualifié du « génie » de Corneille, l'Illusion comique est un tour de magie, une féerie théâtrale qui perd le spectateur pour mieux le guider, qui l'ébranle pour mieux lui apprendre, à la plus grande satisfaction de celui-ci. La structure, l'action, les mécanismes de l'intrigue sont tout à fait singulières : Pridamant est à la recherche de son fils Clindor, disparu pour fuir la sévérité paternelle. Il fait pour cela appel à un enchanteur répondant au nom d'Alcandre, fort d'une réputation solide quant à sa puissance et à l'étendue de ses pouvoirs. Introduit auprès de lui par son ami Dorante, Pridamant entre donc en contact avec le mage. Ce dernier accepte de lui venir en aide, et, dans l'inquiétante solitude de sa grotte, lui donne à voir ce que son fils est devenu. Il fait apparaître, devant les yeux étonnés du père, les pérégrinations de Clindor, jusqu'à sa péripétie amoureuse avec Isabelle, la maîtresse du « brave de profession » qui l'emploi, et sa fuite hors de Bordeaux.

I) Une structure illusionnante révolutionnaire
II) L'illusion comme révélation

Extrait du document:

Mais plus encore, le père reconnaît enfin ce qu'est devenu un fils dont il reniait l'identité par sa sévérité. Ce sont les retrouvailles d'un père et de son fils, c'est la reconnaissance d'une identité et d'une existence en tant que sujet conscient, responsable et autonome qui se jouent ici. Pridamant finit par reconnaître la validité des choix de Clindor, non parce qu'ils les approuvent en tant que tels, mais parce qu'il reconnaît enfin à son fils la capacité d'en faire : « Clindor a trop bien fait », acte V scène VI. L'illusion joue là un rôle de révélateur de faits, mais également de conscience.
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