« La consommation et ses sociologies », Benoît Heilbrunn Fiche de lecture

« La consommation et ses sociologies », Benoît Heilbrunn
Fiche de lecture de l'ouvrage « La consommation et ses sociologies », de Benoît Heilbrunn se demandant en quoi la consommation est devenue omniprésente dans nos corps et nos vies.
№ 31153 | 4,140 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le déc. 08, 2014 in Sociologie , Consommation , Questions Sociales
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Résumé:

Benoît Heilbrunn est diplômé de HEC et de l'École de Hautes Études en Sciences sociales. Il est aujourd'hui professeur de marketing à l'ESCP et à l'IFM. Il s'intéresse notamment à la culture matérielle, à la consommation, aux comportements vis-à-vis des marques. Ses publications principales sont les suivantes : La performance : une nouvelle idéologie ? parue en 2004, Le logo, parue en 2006 et La marque, stratégies, identités, valeurs, parue en 2006. La consommation et ses sociologies paraissent en 2005, sous la direction de François de Singly. Dans cet ouvrage, Heilbrunn analyse la façon dont la consommation s'est détachée de la stricte réponse aux besoins naturels, et transformés en un espace où les individus manipulent sens et valeurs. Sa recherche s'articule autour de cinq points : en quoi la consommation est-elle un système de diffusion de sens, de croyances et de pratiques ? Qu'est-ce que la consommation sous l'angle de l'échange et de la valeur ? Comment la consommation peut-elle s'interpréter comme système classificatoire ? Comme système d'interactions ? Et enfin, quelles sont les relations entre consommation et processus de construction identitaire ?

Extrait du document:

Un problème de définition et de sens se pose initialement. Consommer vient du latin consumare, c'est-à-dire consumer, mais aussi accomplir, mener à son terme. Une contiguïté se révèle entre « mener à sa fin » et « détruire ». Une hésitation sémantique apparait donc entre consommer et consumer. Au XXe siècle, la consommation désigne l'idée d'achèvement, c'est-à-dire de perfection, puis l'idée d'usage que l'on fait d'une chose pour satisfaire ses besoins. Mais « consommer » est un terme souvent déprécié, à cause du déni porté par la culture judéo-chrétienne sur la consommation, qui est assimilée à une forme de matérialisme, lui-même assimilé à l'attachement aux possessions matérielles.

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