« La contre-démocratie, la politique à l'âge de la défiance », Pierre Rosanvallon Fiche de lecture

« La contre-démocratie, la politique à l'âge de la défiance », Pierre Rosanvallon
Fiche de lecture de l'ouvrage « La contre-démocratie, la politique à l'âge de la défiance », de Rosanvallon dans lequel il analyse les institutions démocratiques en exploitant leurs portées et leurs limites.
№ 22540 | 1,980 mots | 0 sources | 2011
Publié le févr. 08, 2011 in Droit , Sciences Politiques
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Résumé:

A l'heure actuelle, il ne fait plus doute que la démocratie est le régime politique idéal pour un grand nombre. Néanmoins, il s'avère que ce système est de plus en plus critiqué, ce qui s'explique par l'usure de la confiance liant habituellement le citoyen à ses représentants. Pierre Rosanvallon, dans son ouvrage « La contre-démocratie, la politique à l'âge de la défiance » s'intéresse aux réactions de la société civile face aux dysfonctionnements et failles de la représentation en démocratie, face aux dérives des instances gouvernementales. L'essayiste tend à caractériser cette démocratie de la défiance, d'en explorer les points positifs mais aussi les limites. Il s'agit de veiller à ce que les représentants et gouvernants élus ne rompent leurs engagements, respectent leurs promesses, et ainsi agissent pour et seulement pour le bien commun. Cette défiance se manifeste par la surveillance, l'empêchement, la mise à l'épreuve, l'alerte, le jugement, contre-pouvoirs démocratiques (puisque expression du peuple) pour guider la démocratie et faire en sorte qu'elle ne quitte le chemin que la volonté générale lui a tracé. Ainsi, l'on peut risquer de dire qu'une démocratie démocratique est une démocratie qui se remet en cause elle-même.


1- Théorie de la contre-démocratie
2- Ce qu'implique cette théorie
3- La mise en œuvre de la contre-démocratie
4- Les limites de la théorie de Pierre Rosanvallon

Extrait du document:

Bien que la défiance démocratique croisse, le sentiment que l'on a d'être démocrate ne disparaît pas, dans le sens où l'on ne peut penser la stabilité d'un régime sans institutions, sans suffrage universel, sans protection des libertés fondamentales. Il ne s'agit donc pas, par l'exercice de ces contre-pouvoirs, d'aller à l'encontre de la démocratie, mais de l'aider à se pérenniser, à se développer, en l'empêchant de dériver. En critiquant violemment la corruption d'un représentant du peuple, par exemple, l'on interroge le système même de la démocratie et la contraint ainsi à pallier à ses défauts.

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