"La contre démocratie", Pierre Rosanvallon Fiche de lecture

"La contre démocratie", Pierre Rosanvallon
Fiche de lecture sur "La contre démocratie" de Pierre Rosanvallon dans lequel ce dernier cherche à savoir d'où provient le désintéressement des citoyens à la vie politique. (pdf)
№ 24960 | 9,935 mots | 6 sources | 2011
Publié le juin 21, 2011 in Littérature , Sciences Politiques
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Résumé:

Pendant des années et à travers plusieurs ouvrages tels que La Démocratie inachevée, Pierre Rosanvallon a scruté les mécanismes du suffrage universel, de la représentation et du problème que constitue l'écart entre d'un côté la légitimité et de l'autre la confiance. La Contre-Démocratie3 met en exergue cette notion de démocratie mais l'auteur va plus loin dans son exploration. Si « l'idéal démocratique règnent sans partage, les régimes qui s'en réclament suscitent de plus en plus de vives critiques ». La question qui en découle serait donc la suivante : Sommes-nous, citoyens, toujours démocrates ? Il conviendrait de dire que nous sommes démocrates pour plusieurs raisons. Nous sommes démocrates en ce sens que nous ne voyons pas d'autre horizon que celui de régimes gouvernés par le suffrage universel, par des principes constitutionnels et d'organisation des libertés.
Dans un premier temps, nous nous intéresserons au pouvoir de surveillance. Par la suite, nous explorerons les pouvoirs de sanction et d'empêchement et enfin, nous verrons que la troisième figure de la contre-démocratie est incarnée par le peuple-juge.

Extrait du document:

Le principal défi des démocraties contemporaines serait l'organisation de l'univers contre-démocratique de manière à éviter toute dérive populiste, qui serait l'expression radicale des trois figures de la contre-démocratie, ainsi qu'à assurer le développement d'un sens authentique du politique. Ce qui guette la dérive de la contre-démocratie vers des manifestations indésirables dans un cadre démocratique est principalement son instabilité structurelle du fait de son incapacité à être constitutionnalisée. La tendance impolitique dans nos démocraties ne pourra être contrée que par une « repolarisation » de la démocratie actuelle. En effet, c'est une absence de sens plutôt qu'une absence de volonté qui fait défaut aux démocraties contemporaines. Le défi qui se pose alors est la reconsolidation de la vision d'un monde commun dans
lequel les individus s'appréhendent comme membre d'une collectivité qui s'inscrit dans une totalité lisible et visible.

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