"La fin de l'Histoire et le dernier homme" de Francis Fukuyama Fiche de lecture

"La fin de l'Histoire et le dernier homme" de Francis Fukuyama
Fiche de lecture sur l'ouvrage "La fin de l'Histoire et le dernier homme" de Francis Fukuyama portant sur la thèse d'une société mondialisée ayant comme référant commun l'Etat libéral et démocratique.
№ 25941 | 1,590 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le août 11, 2011 in Philosophie , Sociologie
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Résumé:

A la suite des philosophes Hegel et Kojève, Fukuyama considère que l'Histoire résulte des antagonismes entre les différentes idéologies et formes d'organisation sociales, qui luttent chacune pour la reconnaissance. Or, selon lui, le XXème siècle aurait été marqué par une plus forte évolution idéologique que les siècles précédents. En effet, trois systèmes rationnels et cohérents d'organisation de la collectivité humaine auront été théorisés puis mis en application et enfin se seraient affrontés: le libéralisme démocratique, le communisme et le fascisme. Le chercheur américain déduit de la marche de l'Histoire que seul le libéralisme démocratique demeure en 1989 et constitue donc l'organisation systémique victorieuse des deux autres : l'évolution idéologique de l'Humanité est donc arrêtée, dès lors l'Histoire s'achève. Telle est l'hypothèse de référence de Fukuyama.

1. Thèse de l'ouvrage
2. Observations
3. Critiques

Extrait du document:

Il y aurait bien des remarques à faire sur le fait que Marx assimile la fin de l'Histoire à l'avènement d'une société communiste sans classes, alors que Fukuyama l'associe au contraire à la disparition du communisme et à l'avènement d'une « démocratie de marché » libérale à l'échelle planétaire. Ne s'agit-il pas des deux faces d'une même illusion, consistant à croire que l'histoire serait un processus tendant vers une fin, donc susceptible de l'atteindre un jour et donc de s'achever en tant que processus, alors que l'histoire serait en réalité simplement le lieu où viennent prendre place les actions humaines ? (Thèse d'Hanna Arendt, en particulier dans La crise de la culture).

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