"La grande désillusion" de Joseph Stiglitz Fiche de lecture by plumovent

"La grande désillusion" de Joseph Stiglitz
Fiche de lecture sur cet ouvrage, publié en 2002, qui dénonce la manière dont la globalisation économique est gérée par les institutions internationales, notamment par le FMI.
№ 1505 | 4,120 mots | 0 sources | 2006
Publié le oct. 16, 2007 in Économie
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Résumé:

"La grande désillusion" connaît un succès mondial, est traduit en trente langues et sert de référence au mouvement altermondialiste, dont Stiglitz partage certaines analyses, notamment sur la réglementation des marchés internationaux de capitaux.
Cet ouvrage, très polémique, s’attaque de front à l’attitude du FMI, aux politiques qu’il défend et à son impact désastreux sur les économies en développement ou en transition.

I. L'auteur et ses idées économiques


II. Idées défendues par l'ouvrage

a) Thèse de Stiglitz

b) Critique du FMI
1) Son attitude
2) Son fanatisme de marché


III. Critiques du fond et de la forme

a) Critiques de forme
1) Le manque d’objectivité
2) L’immodestie de l’auteur qui se présente comme seul détenteur de la vérité, et les réactions négatives qui ont suivi la publication de l’ouvrage
3) L’absence de preuves aux faits et aux accusations avancés sur le fonctionnement du FMI

b) Critiques de fond

Extrait du document:

Le FMI apparaît comme seul détenteur de la vérité, et n’accepte pas les critiques extérieures. Il s’arroge lui-même le « monopole des bons conseils » et refuse toute concurrence. Il est difficile, voire impossible pour les pays qui dépendent de son aide de formuler une critique à l’égard des politiques qu’il préconise. Un exemple significatif est celui de la Corée du Sud pendant la crise asiatique de 1997 : les dirigeants coréens, conscients de l’impact négatif qu’auraient les mesures rigoureuses d’austérité imposées par le FMI sur leur économie, ne s’y sont pourtant pas opposés, de peur de perdre les financements du FMI et surtout d’envoyer un signal négatif aux marchés, provoquant « au mieux la hausse des taux d’intérêt, au pis, un retrait total des fonds privés ». Cette attitude péremptoire est très grave, étant donnée l’influence mondiale du FMI, notamment sur d’autres donateurs comme l’UE, la banque mondiale ou d’autres pays (comme les Etats-Unis) qui conditionnent leur aide à l’approbation du FMI.

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