"La mémoire collective (1950)" de Maurice Halbwachs Fiche de lecture by Booker

"La mémoire collective (1950)" de Maurice Halbwachs
Fiche de lecture de "La mémoire collective (1950)" de Halbwachs portant sur les diverses interactions qui peuvent se manifester entre la mémoire individuelle et son raccrochement à une entité collective.
№ 29945 | 1,133 mots | 0 sources | 2013
Publié le août 07, 2013 in Anthropologie , Sociologie , Questions Sociales
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Résumé:

En rapprochant ces deux termes : mémoire et collectif, Halbwachs se propose, tout d'abord, de démontrer que tout groupe organisé crée une mémoire qui lui est propre. Il poursuit sa réflexion en démontrant que la mémoire individuelle s'appuie, dans les processus de remémoration et de localisation, sur des formes, sur des « cadres » issus du milieu social.Une double perspective Dans ses premiers travaux, comme dans ses articles ultérieurs, Halbwachs multiplie les études de cas - la famille, les classes sociales, les catégories professionnelles, les institutions - pour démontrer que c'est au sein de ces groupes qu'une mémoire est produite et partagée par leurs membres. Par exemple, chaque famille, à partir de la vie et des pratiques communes, forme une mémoire qui tient, pour une part, aux formes générales de la famille dans une culture donnée, et, pour une autre part, aux spécificités des rapports entre les participants.

1. Mémoire individuelle et mémoire collective
2. Mémoire collective et mémoire historique

Extrait du document:

Il explique que les souvenir sont raccrochés aux groupes sociaux dans lesquels ils ont été vécus, c'est pourquoi des souvenirs vécus dans situations où plusieurs groupes sociaux étaient engagés sont plus difficilement mobilisable dans notre mémoire par la suite. Ce pendant ces souvenirs ne sont point personnels, ils sont simplement plus complexes dans leur structuration. Aucun souvenir n'est personnel ce n'est qu'une différence de degré. C'est pourquoi dans des situations où plusieurs groupes ou des groupes éloignés ne pouvant entrer en contact de manière régulière et mobiliser le souvenir ont tendance à laisser la mémoire se vaporiser. L'on ne se souvient de rien car l'on n'est point investi affectivement, et l'histoire glisse sur la ligne du temps sans s'y accrocher (p.81-96).

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