La Mondialisation et ses ennemis de Daniel Cohen Fiche de lecture by Gudi

La Mondialisation et ses ennemis de Daniel Cohen
Fiche de lecture du livre de Daniel Cohen qui pose un regard original sur la mondialisation qui, pour lui, n'est pas à l'origine de la misère du monde.
№ 861 | 3,540 mots | 0 sources | 2007
Publié le juil. 26, 2007 in Économie
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Résumé:

L'accroissement des inégalités entre les pays riches et les pays pauvres n'est pas l'oeuvre de la mondialisation. Les inégalités de richesse ne sont pas dues à l'exploitation des pays pauvres par les pays riches mais parce que justement les pays pauvres ne sont pas exploités.... Telle est la première réponse apportée par Daniel Cohen. En effet, Daniel Cohen à travers ce livre s'attèle à la tache de cibler les véritables problèmes que posent la mondialisation actuelle. Et le principal problème de la mondialisation est qu’elle ne tient pas ses promesses : elle a davantage modifié le attentes des peuples qu’accru leurs capacités d’agir.

Chapitre I : Naissance de l’axe Nord Sud

La conquête du monde
L’axe Nord-Sud


Chapitre II : D’une mondialisation, l’autre

America, America
La division internationale du travail
Retour sur le colonialisme


Chapitre III : La nouvelle économie-monde

La troisième mondialisation
L’économie post-industrielle
No LogO
Centre et périphérie
Zara ou Barbie

Extrait du document:

La mondialisation du XIXème siècle a agrandi les inégalités entre pays pauvres et pays riches. Pour David Ricardo, le commerce entre nations doit s’effectuer selon la théorie des avantages comparatifs. C'est-à-dire qu’un pays devra se spécialiser dans le secteur où il bénéficie du meilleur avantage comparatif par rapport aux autres pays. Tel est le cas de l’industrie textile au début du XIXème siècle, lorsque l’Angleterre se spécialise dans l’industrie du textile elle oblige l’Inde à trouver un secteur où elle bénéficiera du meilleur avantage comparatif, dans ce cas le jute, l’indigo ou l’opium. Il apparaît alors comme indispensable aux autres pays pauvres de faire du protectionnisme.
Pour expliquer la pauvreté persistante de certains pays, Daniel Cohen reprend la thèse d’Arrighi Emmanuel selon laquelle c’est parce qu’ils sont pauvres et dominés que les pays sont exploités dans des tâches ingrates, et non l’inverse. En effet, ce sont les différences de salaires entre ouvriers de pays riches et ouvriers de pays pauvres, liées aux conquêtes sociales des premiers, qui en sont à l’origine : les premiers peuvent acheter par une heure de leur travail le produit d’une journée entière des seconds.

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