La théorie évolutionniste de Nelson Fiche de lecture by creedna77

La théorie évolutionniste de Nelson
Analyse et description de la théorie évolutionniste de Nelson, qui malgré ses nombreuses faiblesses, rencontre tant d'échos d'aujourd'hui et fournit de nombreuses pistes pour les élaborations théoriques actuelles.
№ 3148 | 3,150 mots | 4 sources | 2008
Publié le févr. 05, 2008 in Communication , Économie , Sociologie
10,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Pour Nelson et Winter, comme ils le répètent souvent, "la théorie évolutionniste... a un appétit robuste pour les faits" (Winter in Teece, 1987, p. 180). On voit alors les concepts, élaborés et construits au départ sur la base du paradigme bio-évolutionniste, échapper en quelque sorte à celui-ci et donner naissance à d'autres conceptualisations, d'autres formulations, avec comme seules préoccupations : expliquer le changement, la transformation (et la permanence), trouver les déterminismes, etc...
L'utilisation du paradigme biologique de la sélection naturelle par Nelson et Winter est le signe d'une volonté de dépasser les limites des constructions théoriques walrassiennes et de prendre en compte dans une théorie économique renouvelée, "évolutionniste", les comportements réels des firmes, le progrès technique, et l'irréversibilité du changement...
C'est donc une tentative de rendre dynamique une représentation de l'économie qui, à l'origine, est purement statique.

I. Le renouveau de l’évolutionnisme ou l’approche néo-schumpétérienne

1) La filiation shumpetérienne
2) Le noyau dur de la théorie

II. La théorie d’une firme routinière

1) La constitution génétique de l'organisation
2) Une image bio-cybernétique de l'entreprise

III. Mutations et environnements de sélection

1) Les "environnements de sélection"
2) L'évolution de la connaissance productive

IV) Les modélisations de Nelson et Winter

1) L'équilibre statique de sélection
2) Les modèles de croissance et de concurrence

Extrait du document:

Schumpeter élabore en 1912 une "Théorie de l'évolution économique", où apparaissent plusieurs concepts repris (et réinterprétés) par Nelson et Winter. Le terme "évolution" chez Schumpeter est bien un emprunt à Darwin, mais Schumpeter écarte toute analogie et toute transposition directe. Il faut entendre, dit-il, par "évolution", les changements dans la vie économique, dont la source est interne à l'économie et non extérieure à celle-ci.
Schumpeter part pour sa démonstration de ce qu'il appelle le "circuit", une représentation abstraite, réduite au minimum, d'une économie en équilibre, se reproduisant à l'identique de période en période. Ce circuit va laisser place à "l'évolution" quand de "nouvelles combinaisons productives" sont introduites par les innovateurs
Ces innovations, principe de changement interne au système, font sortir l'économie de la zone de l'habitude, du tout fait, de l'automatisme. Il s'agit donc de ruptures dans les routines et les règles habituellement suivies.
Schumpeter développe une explication des routines qui reprend, bien avant Simon, quelques thèmes de la rationalité limitée : l'incertitude et les capacités cognitives limitées des individus... Le couple routine - innovation, présent chez Schumpeter, sera repris et réinterprété dans une analogie bio-évolutionniste par Nelson et Winter.

Commentaires