"Le miroir brisé : l'enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste" de Simone Sausse Fiche de lecture by mel08

"Le miroir brisé : l'enfant handicapé, sa famille et le psychanalyste" de Simone Sausse
Fiche de lecture du livre "Le miroir brisé" de S. Sausse portant sur les bouleversements induits par le handicap dans les familles et la vision que la société a des personnes handicapées.
№ 30214 | 2,150 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le nov. 15, 2013 in Anthropologie , Psychologie , Sociologie
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Résumé:

La question du miroir brisé par la naissance d'un enfant handicapé est abordée.L'analyse se portera sur l' illustration d'un phénomène de société autour du handicap, si semblable dans son fonctionnement au lien parents-enfant.

A travers son ouvrage "Le miroir brisé", Simone Sausse, psychanalyste, ne laisse ni la sociologie ni la philosophie de côté. Elle tente de comprendre les bouleversements induits par le handicap dans les familles et la vision que la société a des personnes handicapées. Elle travaille depuis de nombreuses années dans un Centre d'action médico sociale précoce (CAMSP) auprès de jeunes handicapés, et de leurs familles. Elle est maître de conférence à l'Université Denis Diderot Paris 7. Elle a notamment publié avec Cécile Herrou, L'intégration collective de jeunes enfants handicapés (Toulouse, érès, rééd. 2007) sur son expérience dans la halte-garderie: la Maison Dagobert qui accueille un tiers d'enfants handicapés.

1. La naissance d'un enfant handicapé
2. L'épreuve des parents qui se retrouvent seuls face à un enfant différent
3. Illustration de ce phénomène de société autour du handicap

Extrait du document:

L'exemple de la Maison Dagobert favorise cette identification. Elle pratique l'inclusion car le handicap est placé comme singularité et non comme définition de l'enfant. Les enfants «normaux» et singuliers interagissent ensemble, et s'identifient moins à leurs différences. Le placement de l'enfant en institution évoque l'idée d'abandon, de rejet de l'enfant qui a pu être ressenti à la naissance, et cette décision de placement ou ce refus de celui-ci n'est jamais exempt de culpabilité. Les institutions sont également souvent victimes des sentiments d'angoisse des parents et peuvent reproduire ces tiraillements dans leurs liens avec l'enfant. Finalement, il n'est plus si évident de penser que les parents sont seuls à porter le poids du handicap de leur enfant.

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