« Les origines de la Révolution française », Roger Chartier Fiche de lecture

« Les origines de la Révolution française », Roger Chartier
Fiche de lecture de l'ouvrage « Les origines de la Révolution française », de Roger Chartier portant sur la naissance d'une opinion publique dans le contexte pré-révolutionnaire.
№ 26501 | 1,915 mots | 0 sources | 2009 | FR
Publié le oct. 04, 2011 in Histoire , Littérature , Questions Sociales
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Résumé:

Roger Chartier est né à Lyon en 1945. C'est un historien du livre, spécialiste de l'histoire culturelle de l'Europe, il est nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Écrit et cultures dans l'Europe moderne ». Il anime également l'émission Les Lundis de l'Histoire sur France-Culture. L'ouvrage « Les origines de la Révolution française » est une illustration de la doctrine de cette école, puisqu'il ne s'intéresse pas à l'évènement de la Révolution française en particulier, mais tente de décrire le climat intellectuel pré-révolutionnaire en insistant sur quelques points-clefs. Chartier s'attache à décrypter les conditions qui ont fait que la Révolution est devenu pensable, et par cela même, faisable. Pour lui, et conformément à son école de pensée, la Révolution est un évènement ponctuel incontrôlé et imprévisible. Chartier opère un renversement de problématique et fait le chemin intellectuel inverse de celui fait en temps normal. Les Lumières n'ont pas fait la révolution, mais la Révolution a légitimé les Lumières.

Extrait du document:

Le public est la sphère de l'universel, c'est-à-dire qui n'admet aucune restriction. Cette sphère se développe grâce à la « publicité », c'est-à-dire la diffusion en masse d'informations et des sujets de débats grâce aux médias, aux livres etc. En effet, pour appartenir à ce cercle, il faut le dire, assez élitiste, il s'agit de savoir lire et écrire. Il délimite cet espace public en parlant de « société civile universelle ». Il entend par là que l'espace public en s'inscrit pas dans un territoire donné, mais il s'agit d'un espace abstrait, qu'il voit lui comme les échanges d'écrits (et donc d'idées) entre les « hommes éclairés ».

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