"Moi, Joseph Mosneron, armateur négrier nantais" d'Olivier Pétré-Grenouilleau Fiche de lecture

"Moi, Joseph Mosneron, armateur négrier nantais" d'Olivier Pétré-Grenouilleau
Fiche détaillée sur l'ouvrage d'Olivier Pétré-Grenouilleau "Moi, Joseph Mosneron, armateur négrier nantais" (1748-1833). Portrait culturel d'une bourgeoisie négociante au siècle des Lumières.
№ 14095 | 4,830 mots | 1 source | 2010
Publié le mars 14, 2010 in Histoire , Littérature
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Résumé:

En 1804, Joseph Mosneron-Dupin(1748-1833), un négociant et armateur négrier nantais écrit le Journal de mes voyages. Il y relate son enfance, et surtout son adolescence, jusqu'à l'entrée dans l'âge adulte. Trois voyages successifs nous sont racontés : les deux premiers s'inscrivant dans le contexte du commerce triangulaire, et ainsi de la traite négrière, alors que le troisième concerne uniquement le commerce en droiture. Le premier, le plus long et le plus périlleux, dura de septembre 1763 à décembre 1765, soit plus de 2 ans en mer, et fut l'occasion d'un premier contact avec la côte d'Afrique qu'il nomme « enfer terrestre ». Le deuxième se déroula de mai 1766 à août 1767 sur le Comte d'Hérouville. Enfin, le dernier se fit de juillet 1768 à février 1769 sur l'Apollon. A travers ces récits, il nous décrit la vie des gens de mer, les relations commerciales entre Nantes, l'Afrique et les îles d'Amérique et ainsi les préparatifs d'une expédition, les péripéties d'un voyage, les conditions de la traite sur la côte d'Afrique, les Antilles…

Extrait du document:

En effet, en 1804, la France napoléonienne est victime du Blocus continental qu'a mis en place l'Angleterre. De plus, le commerce de la traite a largement diminué depuis la révolte de Saint-Domingue (1791), qui a fait perdre 5,5 millions de livres à Joseph, et depuis l'abolition de l'esclavage (même s'il est rétabli en 1803). Pour autant, sa société ne fait pas faillite puisque sa dissolution n'intervient qu'en 1834, après l'abolition de la traite en 1815. Mais Mosneron affiche tout de même à plusieurs reprises son aversion pour la période révolutionnaire qui a déstabilisé son commerce et qui va à l'encontre d'une certaine morale. En effet, il insiste régulièrement sur les valeurs que sont l'honneur, l'humilité, l'honnêteté ou la fermeté. Toutes valeurs qui lui viennent de ses parents, et de la réussite de son père, d'où l'importance de la tradition, et du respect que l'on doit témoigner aux anciens. Son discours commence et se termine sur un hommage à ces parents.

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