Nations et Nationalisme Fiche de lecture

Nations et Nationalisme
Fiche de lecture comparative entre le livre d'Ernest Gellner et celui d'Eric Hobsbawn portant le même titre : Nations et Nationalisme.
№ 2006 | 4,480 mots | 2 sources | 2007
Publié le nov. 29, 2007 in Sciences Politiques , Sociologie
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Résumé:

Gellner et Hobsbawn sont deux auteurs " modernistes ": ils considèrent que la Nation est un concept moderne résultant du nationalisme, et non l'inverse. Cependant, Gellner met en place un idéal-type de construction du nationalisme alors qu'Hobsbawn se veut plus empirique et souligne avec justesse la complexité de la réalité.
Le mode de gouvernement actuel, l’Etat-nation, semble résulter d’une certaine conjoncture de facteurs sociaux, économiques, culturels, et politique. Quels sont-ils ? Comment l’Etat-nation s’est-il imposé comme principale forme de gouvernement en ce début de XXIe siècle ?

I. Nation, nationalisme : quelle conceptualisation ?

1) Des termes polysémiques.
2) La nation : un concept récent


II. Nation, nationalisme : quelles origines ?

1) L’impératif économique crée un besoin d’Etat
2) L’impératif étatique crée un besoin nationaliste


III. Nations, nationalisme : quelles déclinaisons ?

1) Une typologie idéale
2) Un concept évolutif

Extrait du document:

Gellner, comme Hobsbawm, se trouve face à une première exigence : définir les objets de son étude. En effet, « nation » et « nationalisme » ont revêtu différents sens au cours de l’histoire et certains d’entre eux sont contradictoires. Les célèbres définitions de la nation « à la française » (« le plébiscite de tous les jours » de Renan) ou « à l’allemande » (la transmission par les liens du sang) ne peuvent être satisfaisantes car elles englobent un trop grand nombre d’entités non nationales ou au contraire excluent des Etats dont le caractère national n’est pas à remettre en cause.
Hobsbawn pose alors comme postulat de départ que « tout groupe suffisamment important en nombre dont les membres se considèrent comme faisant partie d’une même nation sera considéré comme tel ». De même Gellner définie la nation selon deux principes : « deux hommes sont de même nation si et seulement s’ils partagent la même culture » et « deux hommes sont de même nation si et seulement s’ils se reconnaissent comme appartenant à la même nation ». Les deux auteurs précisent le caractère provisoire et insatisfaisant de ces affirmations : les définitions ont vocation à évoluer au fil de l’analyse et à se modeler en fonction de celle du nationalisme. Toutefois, ceci révèle déjà qu’il semble y avoir beaucoup plus de nations que d’Etat : les auteurs ont conscience de l’impossible satisfaction de tous les nationalismes, Hobsbawm rappelle que la « conscience nationale » se développe différemment selon les groupes sociaux et la force du nationalisme qui les traverse.

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