"Paroles" de Jacques Prévert Fiche de lecture by ClaireMait

"Paroles" de Jacques Prévert
Fiche de lecture sur ce recueil de poèmes publié pour la première fois en 1945, et dont les aspects dominants sont la spontanéité et l'oralité, nourries des influences surréalistes faites d'expressivité nouvelle et de provocation.
№ 7041 | 6,040 mots | 0 sources | 2008
Publié le juil. 06, 2008 in Littérature
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Résumé:

"Paroles" comporte 95 textes non ponctués de forme et de longueur très variées. Le recueil comprend des textes en prose (Souvenirs de famille – certains passage du Dîner de têtes), des saynettes dialoguées en vers libres (L'orgue de barbarie – La chasse à l'enfant - L'accent grave ...) et un emploi plus traditionnel du vers libre avec parfois l'utilisation partielle de rimes irrégulières (Pour toi mon amour – Complainte de Vincent - Barbara).
La présence de l'oralité revendiquée conduit aussi à l'utilisation de la reprise du refrain (Barbara – Chasse à l'enfant – Je suis comme je suis ...) qui font de ces textes des chansons qui seront d'ailleurs, ainsi que d'autres poèmes du recueil, mises en musique par Joseph Kosma.

I. Jacques Prévert, le poète
II. Contexte rédactionnel : éclatement thématique

III. L’école dans la poésie
IV. La situation de la famille et des enfants
V. L’intrusion de personnages historiques
VI. Pour la lutte des classes
VII. Un riche bestiaire
VIII. Un amour pour les oiseaux, symboles multiples
IX. Un manifeste mépris pour la religion
X. L’importance de la femme
XI. De l’amour regretté à l’amour universel

XII. Le poète face à la misère
XIII. Une époque de violence et de mort
XIV. Un poète face à la guerre

Extrait du document:

Le siècle de guerre de Prévert est une époque où « l’homme croit vivre et pourtant il est déjà presque mort». La guerre mais aussi des "faits divers", assassinats, suicides, mettent devant les yeux du poète toute une file de morts : des animaux, «deux cheveux tués [...] morts d'ennuis» les végétaux «A l'enterrement d'une feuille morte» , mais surtout des humains, des parents, des rois, des innocents : la mort du "père" de Prévert : «Mais il tombe du buffet, raide, si raide qu'on dirait du meuble qu'il craque et que c'est une planche qui tombe.», d' «un jeune malade [qui] crève doucement dans son lit», de «l'assassiné [ qui] roule sur soi-même», d' «Un homme très estimé dans son quartier / [qui ] a été égorgé en plein jour», du «roi la bouche pleine / et le verre à la main / [qui] est couché sous la table / et baigne dans son sang / il a le ventre ouvert», de «la reine droite et blême / [qui] est soigneusement clouée / ses yeux sont grands ouverts [...] elle est coupée en deux».

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