« Pour une géographie du pouvoir », Claude Raffestin Fiche de lecture by bertille89

« Pour une géographie du pouvoir », Claude Raffestin
Fiche de lecture de l'ouvrage « Pour une géographie du pouvoir », de Claude Raffestin dans lequel l'auteur apporte une vision nouvelle sur la notion de géographie. (pdf)
№ 28613 | 13,465 mots | 0 sources | 2012 | FR
Publié le juil. 23, 2012 in Géographie , Sciences Politiques , Sociologie
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Résumé:

Dans son ouvrage « Pour une géographie du pouvoir », Claude Raffestin remet en cause l'idée selon laquelle le pouvoir n'est pas l'objet d'une traduction spatiale immédiate. La géographie politique classique est, en fait, une géographie de l'État qu'il fallait dépasser en proposant une problématique relationnelle dont le pouvoir est la clé ; dans toute relation circule le pouvoir qui n'est ni possédé, ni acquis mais purement et simplement exercé.
Exercé par qui ? Par des acteurs issus de cette population qui est le fondement du pouvoir, par sa capacité d'innovation liée à son potentiel de travail ; c'est donc par elle que passent toutes les relations. Elle est marquée du signe de l'ambiguïté en tant qu'acteur et enjeu simultanément. Le territoire, ne saurait être autre chose que le produit des acteurs. Ceux-ci produisent en territoire en partant de cette réalité première donnée qu'est l'espace. La territorialité reflète très sûrement le pouvoir qui se donne à consommer à travers ses « produits ». Sur le territoire, les ressources sont des prétextes donnant naissance à des pratiques et à des stratégies. Une ressource n'est pas une chose, elle est une relation dont la réussite fait émerger des propriétés nécessaires à la satisfaction des besoins.

Première partie – D'une problématique à l'autre
Deuxième partie – La population et le pouvoir
Troisième partie – Le territoire et le pouvoir
Quatrième partie – Les ressources et le pouvoir

Extrait du document:

L'État privilégié par Ratzel est l'État-nation. Chez Ratzel, tout se déroule comme si l'État était le seul lieu du pouvoir, comme si tout le pouvoir était concentré en lui. Il a engagé ses « héritiers » dans la voie d'une géographie politique qui n'a pris en compte que l'État ou les groupes d'État. Dire que l'État est la seule source du pouvoir est une confusion, mais c'est aussi un discours métonymique. Ou bien l'État détient le pouvoir et il est le seul à le détenir ou bien il est le pouvoir supérieur et il faut faire l'hypothèse de pouvoirs inférieurs qui peuvent interférer avec lui.

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