"Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ?" de R. Boudon Fiche de lecture by antoine570

"Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme ?" de R. Boudon
Fiche de lecture de l'ouvrage sociologique de Raymond Boudon, qui se demande pourquoi le libéralisme, qui a pourtant une telle importance dans notre société, est si vivement critiqué par les intellectuels.
№ 3076 | 3,360 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 04, 2008 in Littérature , Sciences Politiques , Sociologie
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Résumé:

La première piste explorée par les sociologues montre que le libéralisme ne rémunère pas les intellectuels comme ils le souhaiteraient : ils développent ainsi un assentiment pour celui-ci. Il est également vrai que c'est le rôle même d’un intellectuel de produire une vision critique d’un modèle social, en l’occurrence du libéralisme.
Cependant, il existe tellement de nuances dans les catégories d’intellectuels n’appréciant pas le libéralisme, que cette explication n'est pas suffisante.
Ce livre présente donc les raisons expliquant sociologiquement ce rejet, les raisons pour lesquelles les intellectuels produisent des idées critiques vis-à-vis du libéralisme, et pourquoi ces idées ont un écho important dans la société.
Cette fiche de lecture présente un résumé ainsi qu'une étude des idées énoncées par cet ouvrage, chapitre par chapitre.

Chapitre 1. D’où viennent les idées illibérales ?
Chapitre 2. Comment se diffusent les idées illibérales ?
Chapitre 3. Et demain ?

Extrait du document:

Il existe plusieurs types d’intellectuels, et ces types peuvent se mêler entre eux : les producteurs, les consommateurs et les médiateurs d’idée.
De la même manière, le libéralisme (au départ sobriquet qui devait ironiquement désigner les progressistes anglais par rapport aux conservateurs) est un noyau de valeurs communes.
Le libéralisme économique (autorégulation du marché), le libéralisme politique (défense des libertés fondamentales les plus larges possibles) découlent tous les deux du libéralisme philosophique qui accorde la primauté à la liberté et l’autonomie individuelle dans le respect de la dignité de chacun.
On prendra donc l’acception philosophique du libéralisme car elle est plus englobante et permet une analyse plus profonde alors qu’on comprend bien pourquoi les intellectuels répugnent au libéralisme économique : on fait plus confiance à un ordre établi (l’Etat) qu’à un ordre spontané (le marché) ; le libéralisme philosophique lui devrait être plus séduisant en tant que théorie de l’autonomie et de la liberté individuelle.

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