« Principes du gouvernement représentatif », Bernard Manin Fiche de lecture

« Principes du gouvernement représentatif », Bernard Manin
Fiche de lecture de l'œuvre «Principes du gouvernement représentatif », de Bernard Manin se demandant comment on est passé du régime représentatif bien distinct de la démocratie à un régime représentatif perçu comme étant une des formes de la démocratie.
№ 18323 | 3,480 mots | 0 sources | 2010
Publié le juil. 28, 2010 in Sciences Politiques
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Résumé:

Principes du gouvernement représentatif est l'œuvre de Bernard Manin, politologue français travaillant dans le domaine de la pensée politique et connu pour ses travaux sur le libéralisme et la démocratie représentative. Il s'intéresse ici au gouvernement représentatif dans une étude socio-historique puisqu'il s'agit d'une œuvre abordant un sujet donné selon l'histoire des faits et leur explication ; on peut cependant parler d'essai puisque l'auteur exprime son opinion, notamment à la fin du livre lorsqu'il parle de la dernière forme de gouvernement représentatif, dans laquelle il juge que nous sommes encore. Manin utilise des données historiques ainsi que des ouvrages, fait allusion à certains grands textes de théoriciens auxquels il emprunte parfois des citations. Il s'agit pour l'auteur d'expliquer quels sont les principes du gouvernement représentatif, ainsi que d'éclairer l'évolution qu'ils ont connu pour en arriver à la situation actuelle. Pour cela, l'auteur part d'un constat : La démocratie telle qu'on la conçoit aujourd'hui paraitrait non démocratique aux fondateurs du concept. En effet la démocratie représentative n'était pas considérée comme une forme de démocratie, cela s'est institué avec le temps.

I. Démocratie directe et représentation : la désignation des gouvernants à Athènes
II. Le triomphe de l'élection
III. Le principe de distinction
IV. Une aristocratie démocratique
V. Le jugement public
VI. Métamorphoses du gouvernement représentatif

Extrait du document:

L'élection revêt toutefois un aspect égalitaire et démocratique puisqu'un citoyen = une voix. Et c'est la toute l'ambiguïté de l'élection étudiée par Carl Schmitt : l'élection peut être à la fois considérée comme aristocratique et démocratique, tout dépend de quel point de vue on l'aborde : elle est aristocratique si on la voit comme l'élévation du meilleur, démocratique si elle n'est que la désignation d'un agent, et ce par tous les citoyens.

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