« Surveiller et punir » de Michel Foucault Fiche de lecture

« Surveiller et punir » de Michel Foucault
Fiche de lecture du livre « Surveiller et punir » de Michel Foucault portant sur un historique des modalités des châtiments pratiqués par les pouvoirs qui se succèdent pour punir les délinquants.
№ 20095 | 9,275 mots | 0 sources | 2010
Publié le sept. 22, 2010 in Histoire , Philosophie , Psychologie , Sociologie
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Résumé:

Les supplices définissent bien chacun un certain style pénal. Aux 17ème et 18ème siècles, toute l'économie du châtiment va disparaître et parmi ces modifications va figurer la disparition du supplice. Pour la justice pénale, c'est un âge nouveau qui apparaît. Le corps comme cible majeure de la répression pénale va finir par disparaître.
A la fin des 18 ème et 19 ème siècles, la sombre fête punitive est en train de s'éteindre. Il y a d'abord l'effacement du spectacle punitif. Ainsi l'exposition est abolie en avril 1848. La punition a cessé peu à peu d'être une scène. C'est comme si les fonctions de la cérémonie pénale cessaient progressivement d'être comprises. On soupçonne ce rite qui « concluait » le crime d'entretenir avec lui de fourbes parentés.

1. Supplice
2. Punition
3. Discipline
4. Prison

Extrait du document:

L'ordonnance de 1670 avait régi les formes générales de la pratique pénale et les châtiments qu'elle prescrivait était : la mort, la question avec réserve de preuves, les galères à temps, le fouet, l'amende honorable et le bannissement, la peine de mort naturelle comprenant toutes sortes de morts.
Mais il existe aussi des peines légères comme les amendes ou la confiscation. Et les supplices proprement dits ne constituaient pas la peine la plus fréquente.
Les tribunaux trouvaient des moyens pour tourner les rigueurs de la pénalité régulière, soit en refusant de poursuivre les infractions trop lourdement punies, soit en modifiant la qualification de crime. Parfois même le pouvoir royal lui-même indiquait de ne pas appliquer strictement telle ordonnance particulièrement sévère. Et de toute façon la majeure partie des condamnations portait soit le bannissement soit l'amende.

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