« Un humanitaire apolitique ? » de Johanna Siméant Fiche de lecture

« Un humanitaire apolitique ? » de Johanna Siméant
Fiche de lecture d'« Un humanitaire apolitique ? Démarcations, socialisations au politique et espaces de la réalisation de soi » de J. Siméant portant sur les rapports qu'entretiennent action et volontaires humanitaires avec la et les politiques.
№ 17359 | 3,125 mots | 5 sources | 2010
Publié le juin 29, 2010 in Sciences Politiques , Questions Sociales
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Résumé:

Johanna Siméant, « Un humanitaire 'apolitique' ? Démarcations, socialisations au politique et espaces de la réalisation de soi » in Jacques Lagroye (dir.), La politisation, Belin, coll. « Socio-histoires », 2003.
Johanna Siméant est chercheur en science politique, membre de l'Institut universitaire de France et professeur à l'Université Paris I. Ses thèmes de recherche principaux portent sur la sociologie politique et plus précisément sur les différentes formes de mobilisations, l'action humanitaire et l'internationalisation du militantisme.(...)
Il existerait une société civile, secteur non lucratif appelé à répondre aux limites de l'Etat-Providence, qui détournerait les militants politiques vers le secteur associatif, ossifiant ainsi l'opposition entre participation politique et participation associative. Johanna Siméant s'oppose à ces présupposés et au contraire, insiste sur l'existence d'un lien entre ces deux mondes, à la fois au niveau de leurs militants mais aussi au niveau des effets qu'ils ont l'un sur l'autre, et notamment de l'effet de l'engagement associatif sur la participation politique.

1. La socialisation primaire des futurs volontaires humanitaires
2. L'influence de l'engagement humanitaire sur la perception politique
3. Rapports complexes entre humanitaire et politique : proximité et méfiance

Extrait du document:

Johanna Siméant donne quelques exemples concrets de modèles sociaux communs aux futurs humanitaires. La famille dont ils sont issus les a souvent formés à un certain nombre de valeurs : souvent, ils sont issus de familles nombreuses, habitué aux réunions de familles, et attachés aux valeurs familiales.
Du point de vue de l'éducation, les humanitaires ont aussi des points communs : tout d'abord, la plupart ont fait du scoutisme, et en ont ainsi intériorisé les principes : devoir envers Dieu, devoir envers autrui (loyauté envers son pays et « participation au développement de la société dans le respect de la dignité de l'homme et de l'intégrité de la nature »), devoir envers soi-même². Dans cette continuité, la plupart ont leur BAFA – Brevet d'aptitude aux fonctions d'animateurs en accueils collectifs de mineurs.

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