"Vie et mort des images" de Régis Debray Fiche de lecture by haikey13

"Vie et mort des images" de Régis Debray
Fiche de lecture portant sur l'ouvrage de Debray qui analyse l'histoire et la théorie de la communication de l'image.
№ 8602 | 3,495 mots | 0 sources | 2006
Publié le nov. 03, 2008 in Communication , Cinéma , Psychologie , Sociologie , Arts , Médias , Histoire de l'Art
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Résumé:

Comment aborder l'image, dont le statut demeure en soi incertain, sinon en s'appuyant sur le regard de celui qui la voit ? Il est évident que l'œil occidental, modelé par ses techniques de représentations, a vu, au cours de son histoire, des images toujours différentes et dont le sens n'était jamais établi de façon définitive.
La médiologie, démarche particulière s'intéressant simultanément à l'histoire de l'art, des techniques, des religions, mais aussi aux différentes facettes de l'image que sont sa fonction, son esthétique et sa technique, semble être la démarche la plus appropriée à notre étude.

I. Genèse des images

1. La naissance par la mort
2. La transmission symbolique
3. Le génie du christianisme
4. Vers un matérialisme religieux

II. Le mythe de l'art

1. La spirale sans fin de l'histoire
2. Anatomie d'un fantôme «l'art antique»
3. La géographie de l'art
4. Les trois ages du regard
5. Une religion désespérée

III. L'après spectacle

1. Chronique d'un cataclysme
2. Les paradoxes de la vidéosphère
3. Dialectique de la télévision pure

Extrait du document:

L'image n'a pas les propriétés symboliques de la langue ; en deçà du signe, elle vient en excès sur l'idée et met en œuvre une grande puissance de suggestion : plus elle s'impose par elle-même et moins elle a besoin d'interprètes. Parfois très énigmatique, l'œil, pour pouvoir "la lire", la comprendre, saisir sa signification, doit s'éduquer par les mots car l'image symbolique s'ouvre à autre chose qu'elle-même, son extériorité fait sa transcendance. Médiatique, elle renvoie à un réservoir commun de croyances qu'il s'agit de déchiffrer.
A l'inverse, le visuel a entamé une désacralisation de l'image qui, séparée de sa fonction de médium, n'existe plus que pour elle-même en tant que création artistique. L'art sombre ainsi dans l'autosuffisance : après s'être conquis dans l'aliénation et l'autonomie il meurt désormais d'autoréférence. Progressivement, les images artistiques se sont "dé-symbolisées" faute d'un fond commun à partager entre l'artiste et celui qui regarde. La privatisation du regard a fini par entraîner la mort de l'image magique et artistique.

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