Les ouvriers et la République, 1848-1946 Khôlles

Les ouvriers et la République, 1848-1946
Khôlles s'interrogeant sur la place et le rôle des ouvriers au XIXe siècle.
№ 24877 | 1,675 mots | 0 sources | 2011 | FR
Publié le juin 16, 2011 in Économie , Histoire , Sciences Politiques , Questions Sociales
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Résumé:

Jusqu'au milieu du XIX° siècle les ouvriers sont peu pris en compte. Ils n'ont pas encore de réel poids dans le monde politique. Leur absence d'unité favorise leur exploitation. C'est en effet une catégorie de la population hétérogène, divisée en deux branches principales : d'un côté les ouvriers de l'artisanat travaillant dans les zones urbaines, et de l'autre les ouvriers de la grande industrie, localisés dans les zones rurale, et qui sont principalement des paysans cherchant à avoir un revenu d'appoint. Les contacts entre l'élite des métiers et les travailleurs de l'industrie sont limités. La majorité des ouvriers ne se reconnaît pas dans les luttes développées par les ouvriers de l'artisanat urbain. Mais dès le milieu du siècle, on assiste à la naissance d'un sentiment d'appartenance à une même catégorie sociale et à la mise en place de mouvements ouvriers de plus en plus organisés, qui confèrent un poids croissant à la parole ouvrière dans la société. Dès lors, étouffer les mouvements d'insurrection ne suffit plus, les dirigeants doivent tenir compte des revendications ouvrières.

Extrait du document:

La suppression des ateliers nationaux entraîne un mouvement de colère chez les ouvriers. Le 23 juin ils dressent des barricades dans Paris. Mais le soulèvement est réprimé le 26 par le général Cavaignac. Celui-ci était un républicain. Le fait qu'il soit le meneur de la répression du mouvement ouvrier entraîne une perte de confiance dans le régime républicain dans cette partie de la population. Les ouvriers se détournent donc du mouvement républicain au profit du bonapartisme.

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