Brume et brouillard dans la peinture romantique allemande Mémoire ou thèse by floflo71

Brume et brouillard dans la peinture romantique allemande
Mémoire sur le peintre allemand Carpar David Friedrich (1774-1840), peintre romantique pour lequel les brumes sont omniprésentes.
№ 763 | 64,150 mots | 0 sources | 2007
Publié le juil. 17, 2007 in Arts Plastiques / Dessin , Philosophie , Histoire de l'Art
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Résumé:

Friedrich prend appui sur un contexte intellectuel où l’art et la science se sont mêlés pour mieux connaître les phénomènes atmosphériques. Son étude attentive des nuages n’est que le début d’une peinture métaphysique qui tente de donner une image du divin dans la nature et de l’absolu. Les brumes friedriciennes ne sont pas que des reproductions empiriques de ce qui existe dans la nature mais le reflet de quelque chose de plus haut.

Première partie : La peinture de Friedrich entre romantisme et peinture du sublime

A. Le romantisme en Allemagne
1) Le contexte historique de la Prusse à l’époque des Lumières
2) Le romantisme allemand
3) L’art romantique

B. Le statut de la peinture de paysage avant les créations de Friedrich

C. L’art, la philosophie et la nature : vers de nouveaux rapports
1) La redécouverte des nuages à l’époque romantique
2) la Naturphilosophie
3) L’esthétique du sublime

D. La peinture du sublime, la montagne et les nuages

E. Le gothique, le rêve et les brumes
1) La nature du gothique
2) Le gothique et les brumes
3) L’inconscient et le rêve
4) Le moi et l’infini et le divin

Deuxième partie
A. La peinture et le divin : Un nouveau rapport à l’infini et à la beauté
1) L’infini et le panthéisme
2) La beauté romantique

B. Peinture de paysage et religion naturelle
1) Une peinture de paysage religieux
2) Peinture de paysage et réforme religieuse
3) La démarche de Friedrich

3ème partie
A. La montée de l’irrationalisme en Allemagne.
1) La genèse de l’irrationalisme
2) Irrationalité et modernité

B. L’art et l’irrationnel
1) L’art et le kitsch
2) La peinture et la musique
3) L’art et la réalité, le sens d’une évasion du monde
4) L’art et le rêve

Extrait du document:

Le Thème de la brume et du brouillard dans la peinture peut sembler insolite pour être l’objet d’une réflexion philosophique, mais il demeure cependant un thème très présent dans différents domaines artistiques. Ce sujet a trouvé de nombreuses concrétisations esthétiques de l’antiquité jusqu’à nos jours. Dans le domaine littéraire, on pense en premier lieu aux Nuées d’Aristophane, qui cristallise la versatilité sophistique en faisant siéger Socrate dans un nuage. Le domaine de représentation des nuages par excellence reste la peinture. Sans être un grand amateur d’art, on remarque en examinant La Joconde que Léonard de Vinci utilise la technique du sfumato ou fumée qui vise à donner une apparence d’irréalité au paysage par un léger voile de brume sur l’ensemble du tableau. A la vue de ce célèbre exemple, on peut facilement se rendre compte que l’utilisation du brouillard dans une oeuvre picturale peut susciter des effets intéressants et donner une aura de mystère à l’oeuvre. On s’aperçoit dès lors que la brume, loin d’être un simple accessoire, apporte une signification profonde au sujet d’une oeuvre. Aussi, il faut peu d’efforts pour remarquer que la peinture de paysage depuis sa naissance au 15e siècle représente des nuages dans ses cieux dont l’exécution et la signification a évolué à travers le temps. On ne va pas essayer d’englober ici même toute cette évolution, mais on va simplement essayer de comprendre le sens de ces nuées à une époque définie. Entre les premiers cieux flamands de Patinir et les brumes impressionnistes de Renoir ou Monet , on va trouver un vaste espace culturel où les nuées ont une importance inégalée. Cet élément n’a que très peu été étudié par les philosophes ou historiens de l’art, mis à part Bachelard ou Hubert Damisch. Il semble donc intéressant de donner à ce sujet toute sa profondeur dans les diverses dimensions du savoir.

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