D'un besoin d'éthique Mémoire ou thèse

D'un besoin d'éthique
Mémoire portant sur l'apparition du concept de "besoin d'éthique" dans le domaine médical.
№ 13461 | 30,380 mots | 62 sources | 2009
Publié le janv. 19, 2010 in Philosophie , Epistémologie
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Résumé:

Il est coutumier de voir dans le Serment hippocratique les origines de l'éthique médicale. Constituant le code déontologique symbolique du médecin, il a été intégré à de multiples cultures, notamment dans le christianisme. Entre le Serment et le Code de Nuremberg, nous n'avons pas une quantité suffisamment conséquente de traités, voire de textes éthiques marquants. L'absence d'évolution éthique pendant des siècles n'aurait-elle pas fait évoluer en parallèle un « besoin d'éthique » dont les crimes commis par les médecins nazis d'une part et l'émergence du Code de Nuremberg d'autre part constitueraient des symboles ? Nous allons étudier ce besoin d'éthique, ce qui nous permettra de nous demander comment il a pu évoluer pour exploser à partir de la Seconde guerre mondiale.

I) Généalogie d'un besoin d'éthique
II) Ecce Ethica
III) L'éthique comme vocation

Extrait du document:

Afin de voir l'éthique comme une vocation et un besoin, l'éthicien est amené à faire un pari formellement similaire à celui de Pascal. L'auteur, conscient de l'impossibilité de prouver l'existence de Dieu, nous invite à parier dessus ou, en d'autres termes, avoir la foi. C'est ainsi que par le biais du pari, nous nous retrouvons dans un fidéisme dans la mesure où ce courant soutient, parmi les trois vertus théologales, la prééminence de la foi sur l'amour et l'espérance. Dieu ne peut plus se prouver, seulement s'éprouver. L'éthicien, quant à lui, fait le pari de miser sur l'humain afin de croire encore en l'homme, seule flamme entretenant une lueur d'espoir. Parier sur l'homme au nom de la foi en l'humain peut nous amener à prendre conscience de la nécessité de voir l'éthique comme une vocation, ce qui permet d'en penser le besoin dans une optique fidéiste et ontologique.

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