L'Europe unique : mythe ou réalité ? Mémoire ou thèse by corinneors

L'Europe unique : mythe ou réalité ?
Ce mémoire vise à comprendre que l'addition des Etats membres depuis le traité e Rome a engendré la création d'une Union européenne plurielle, présentant des caractéristiques qui lui sont propres, avec des différences mais également des points communs sel
№ 79 | 42,000 mots | 13 sources | 1998
Publié le mars 18, 2007 in Économie , Histoire , Relations Internationales
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Résumé:

Au cours de la seconde moitié du XXème siècle, le rapprochement des modes de vie et des pratiques sociales et culturelles des populations européennes apparaît comme l’élément fondateur de la construction d’une identité transnationale dans le vieux continent.
La plupart des pays européens ont connu une poussée démographique de l’après-guerre, puis sont tassement, conduisant à un vieillissement des populations et à une croissance de l’immigration. Les sociétés ont subi de fortes mutations dominées par la chute du nombre de patrons et de paysans, et la croissance de la classe moyenne salariée. Sous l’effet de l’urbanisation se sont développées des sociétés de consommation au niveau de vie en hausse, tendues vers l’exaltation de l’individu et du droit au bonheur. Cependant, les retraités et les jeunes ont constitué d’importants groupes de consommateurs aux valeurs autonomes. Enfin, l’uniformisation apparente du cadre de vie et des pratiques sociales (en dépit du maintien de fortes inégalités) ne peut dissimuler les crises nées d’un bouleversement rapide et mal contrôlé des conditions d’existence. L’insuffisance des équipements urbains et la dégradation de l’habitat dans des quartiers défavorisés constitués en ghettos, la pollution, le chômage, la montée de la violence et de la délinquance sur fond de nouvelle pauvreté sont des phénomènes d’autant plus insupportables qu’ils s’inscrivent dans une société vouée à la consommation des biens matériels et immatériels.
La société de consommation a sa propre culture : la culture de masse fondée sur les média. Elle diffuse des modèles homogènes et stéréotypés venus souvent d’Outre-Atlantique et s’impose commercialement. Globalement la culture de masse accentue le conformisme social.
Sans doute la culture de l’élite n’a pas disparu, élargissant même son public du fait de la diffusion de la culture au plus grand nombre (la démocratisation), mais si cela reste encore un échec. Le lien entre la culture de l’élite et la majeure partie de la population s’opère par l’intermédiaire de quelques émissions de télévision et surtout par le cinéma.
Limitée à l’Europe occidentale ou élargie à l’ensemble du continent européen, la construction européenne n’est plus seulement un mythe, mobilisateur pour les uns, répulsif pour les autres. Chez la plupart des Européens on constate un sentiment d’appartenance à une communauté qui, tout en respectant les identités nationales, transcende celles-ci et n’est déjà plus qu’une étiquette commode recouvrant de simples solidarités matérielles imposées par les lois de la concentration et de l’intégration économique à l’échelle planétaire. Or, dans la genèse de cette conscience européenne, si les pesanteurs d’une histoire plusieurs fois millénaire sont vraisemblablement d’une importance majeure, celles des dernières décennies jouent également un rôle capital, en ce sens qu’elles coïncident avec une forte tendance au rapprochement des modes de vie et les pratiques sociales et culturelles des populations européennes. Alors l’Europe du troisième millénaire est-ce un mythe ou une réalité ?

PRÉAMBULE
INTRODUCTION
Chapitre 1. Démographie, emploi et mode de vie en Europe
I. La population
1. La structure de la population
2. La mortalité
3. La fécondité
4. La nuptialité
5. La population étrangère
6. La structure des ménages

II. L’emploi
1. La population active
2. L’emploi
3. L’organisation et la durée du travail
4. Les salaires et le coût de la main d’œuvre
5. Le chômage

III. Le niveau de vie
1. Les dépenses de consommation des ménages
2. Le logement des ménages

Chapitre II. L’Europe touristique et culturelle
I. Le tourisme
1. Un phénomène majeur
2. Des acteurs multiples
3. Un rôle économique croissant
4. Les grands pôles touristiques
5. Les régions touristiques


II. La culture
1. Les différents axes de la culture

2. Les programmes de la Commission européenne en faveur de la culture
3. Les réseaux culturels
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE

Extrait du document:

CHAPITRE 1. DÉMOGRAPHIE, EMPLOI ET MODE DE VIE.


I. La population.

Le second conflit mondial a été suivi, dans un certain nombre de pays européens, par un baby-boom, qui s’est traduit par un redressement de leur situation démographique, notamment en France, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, au Danemark et en Irlande. Cette inversion de tendance des courbes de natalité n’a duré que quelques années. Dès 1950, pour la plupart des pays d’Europe occidentale, le nombre de naissances s’est résolument orienté à la baisse et n’a cessé depuis de fléchir, faisant tomber les taux à 20,5‰ en 1950 à 13,9‰ en 1990 pour la France, 18‰ à 11,8‰ pour la Belgique, de 20‰ à 11‰ pour le Danemark, de 20‰ à 11,3‰ pour la Grèce, de 19,9‰ à 10‰ pour l’Italie, de 3‰ ‰ à 12,5‰ pour les Pays-Bas, de 24,5‰ à 12,5‰ pour le Portugal, etc.. La RFA qui n’avait pas connu de baby-boom au lendemain de la Seconde Guerre mondiale du fait de l’énorme ponction qu’avait subie sa population adulte masculine, a vu son taux de natalité croître très légèrement jusqu’au milieu des années 1960 (16,2‰ en 1950 et 17,4‰ en 1965), puis diminuer très rapidement pour se stabiliser autour de 10‰. Son taux de mortalité se situant aux alentours de 11,5‰, elle est le seul pays de l’Europe des Douze dont l’excédent naturel se soit transformé en déficit.

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