L'homosexualité au XIXe et début XXe en littérature Mémoire ou thèse by dagonydes

L'homosexualité au XIXe et début XXe en littérature
Mémoire de DEA portant sur l'homosexualité masculine dans la littérature comme mouvement de curiosité et amorce d'une réflexion des homosexuels sur eux-mêmes.
№ 7661 | 29,000 mots | 66 sources | 2008
Publié le août 12, 2008 in Littérature
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Résumé:

En matière d'arts et plus particulièrement de littérature française, on trouve des manifestations d'un ‎mouvement polémique et pro-homosexuel. En effet, de la fin du XIXe siècle jusqu'aux années 1920, on note une ‎recrudescence d'œuvres de fiction prenant pour personnages des homosexuels des deux sexes : comment les homosexuels se pensaient-ils au moment où le vocabulaire a fait d'eux, précisément, ‎des homosexuels ? Quels ont été les directions et les impasses dans les débuts de la reconnaissance ‎‎? ‎‎

‎I) La pensée d'une époque‎
‎1) De la tolérance de 1789 aux jurisprudences répressives ‎
‎2) Relire et réécrire l'Histoire ‎
‎3) La science et la médecine ‎

II) Le discours sur les invertis– Zola, la révolte contre le vice‎
‎1) Zola et la question des mœurs ‎
‎2) L'inversion sexuelle dans les Rougon-Macquart ‎
‎3) Enjeux de l'écriture ‎

III) Le discours des invertis – L'accusation de vice contestée? ‎
‎1) Fin de siècle, dandysme et androgynie ‎‎
‎2) Différentes manières de dire son homosexualité ‎
‎3) Une prise de conscience ? ‎

Extrait du document:

La fin du XIXe siècle se caractérise en littérature par une remise en question du positivisme, et une ‎crispation des tenants de la science. L’opposition entre naturalistes et symbolistes en est la marque ‎la plus visible. La forme soignée des vers parnassiens ou la revendication scientifique d’un Zola ‎font l’objet d’un rejet : un goût apparaît pour l’invisible, le désincarné. Des formes artistiques, ‎issues du symbolisme et dont on ne les distingue tout d’abord pas, sont regroupées sous l’étiquette ‎elle-même vague de « décadence » ou « décadentisme »‎ ‎.‎
‎- Rejet de la science et faillite des connaissances. La littérature de la décadence réagit contre ‎l’amassement de connaissances et d’œuvres jusqu’à satiété, tentant de mettre en ordre et figer le ‎savoir afin d'éviter son éparpillement ou sa décomposition (exemple d’À rebours de Huysmans). ‎Les nomenclatures éclatées qui en résultent tendent en réalité à nier la valeur de toute connaissance. ‎On peut donc supposer que la décadence a constitué un cadre accueillant pour des artistes ‎homosexuels, qui auraient senti la valeur toute relative de la pensée traditionnelle et de la science, ‎qui les excluent ou les rejettent dans la marge.‎
Une littérature accueillante pour l’homosexualité ?‎
‎- Revendication du pathologique. Les artistes que l’on considère comme décadents semblent ‎fascinés par l’exceptionnel, le monstrueux et le grotesque (exemple du Surhomme de Jarry). Cet ‎intérêt envers la pathologie constitue une niche pour un discours sur l’homosexualité, qui ne pouvait ‎jusqu’alors guère être dite que pour faire rire, ou faire œuvre morale (exemples de Zola et Belot). ‎La voie est choisie par des auteurs hétérosexuels qui classent l’homosexuel, la lesbienne ou la ‎femme virile au rang des autres monstres (ainsi, les différentes maîtresses et l'amant de Des ‎Esseintes). Mais il existe aussi des auteurs décadents que l'on sait homosexuels, tel Lorrain. Ce ‎dernier pouvait donner par l'écriture une échappatoire à ses incompréhensibles goûts, les mette en ‎représentation.‎

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