La question de l'euthanasie Mémoire ou thèse

La question de l'euthanasie
Mémoire d'économie de la protection sociale portant sur l'approche économique, juridique et éthique de l'euthanasie.
№ 31010 | 18,070 mots | 54 sources | 2014 | FR
Publié le sept. 30, 2014 in Économie , Droit , Médecine et Santé , Questions Sociales
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Résumé:

« Je ne me sauverai point par la mort de la maladie, dans la mesure où elle est curable et ne nuit pas à l'âme. Je n'armerai point mes mains contre moi en raison de souffrances ; mourir de la sorte est une déroute. Cependant, si je me sais condamné à pâtir sans relâche, j'opérerai ma sortie, non en raison de la souffrance même, mais parce que j'aurai en elle un obstacle à tout ce qui est raison de vivre. Faible et lâche, qui a pour raison de mourir la souffrance ; insensé, qui vit pour souffrir. » Cette réflexion a vingt-et-un siècles et est l'œuvre de Sénèque. Déjà alors, ce grand philosophe romain s'interrogeait sur l'utilité de continuer à vivre une vie qui n'offrirait que pour seule vue la souffrance. Autrement dit, il s'interrogeait sur la légitimité de l'euthanasie. Pourtant en Europe et surtout en France le débat sur l'euthanasie parait récent. Et effectivement, nous verrons que cette question a ressurgit depuis quelques années. Mais d'abord il faut comprendre ce qu'on entend par euthanasie.

I- Un droit complexe et hésitant : la difficulté à consacrer un droit à l'euthanasie
II- Des enjeux économiques incertains : la difficulté de concevoir une euthanasie économique
III- Une question sociétale tendant à une pluralité de conceptions de l'euthanasie

Extrait du document:

On parle de « protection de la personne ». Mais peut-on réellement parler de protection ? Protéger signifie défendre, garantir, favoriser. Ces synonymes apportent une connotation positive et bénéfique à la notion. Or, dans la plupart des cas, les bénéficiaires préféreraient passer outre cette protection : ils ne la considèrent pas comme bénéfique, alors qu'il semble que le bénéfice soit la justification même d'une protection.
Dans le cadre de l'euthanasie, il convient de prendre l'exemple de Vincent Humbert du début des années 2000 : cette protection imposée à l'homme devenu aveugle, muet et paralysé suite à un accident de la route était perçue comme une torture supplémentaire par ce dernier qui en est venu à rédiger une lettre au Président de la République lui demandant « le droit de mourir ». Et ici, un premier paradoxe se dessine : la protection sans limite du droit à la vie d'un individu est elle pertinente dans la mesure où elle contribue à la souffrance de ce dernier ?

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