La représentation littéraire du paysan français Mémoire ou thèse by Poofer

La représentation littéraire du paysan français
Mémoire portant sur la représentation littéraire du paysan chez Balzac, Sand et Zola.
№ 10676 | 36,980 mots | 70 sources | 2006
Publié le avr. 16, 2009 in Histoire , Littérature
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Résumé:

C'est à partir du XIXème que le paysan suscite l'intérêt ‎des écrivains et devient un personnage à part entière. Des écrivains comme Balzac, Sand et plus tard Zola développent des héros différents et d'une manière générale, la littérature donne une image très variée du paysan. De plus, l'histoire et la littérature donnent des représentations très différentes du paysan. En effet, les représentations littéraires s'avèrent être en totale contradiction avec d'une part les quelques témoignages historiques de l'époque et d'autre part avec l'étude de Michelet, "le peuple".

I) La société rurale et la littérature au 19ème siècle

II) La représentation littéraire du paysan

III) Rôle littéraire de la description

IV) Le discours paysan






Extrait du document:

Dans le domaine de l'histoire, c'est surtout grâce au document de Michelet, Le Peuple ‎‎(1846), qu'un témoignage concernant le paysan et sa condition nous parvient. Il ‎s'intéresse au peuple en général et aux paysans en particulier, à une époque où les ‎hommes de lettres et les historiens se préoccupent avant tout des classes laborieuses des ‎villes. Les représentations littéraires et historiques du personnage paysan semblent ‎contradictoires : Philippe Vigier nous rappelle que le paysan de Michelet est « loin d'être ‎le Barbare de Balzac, un “élément insocial ” un “ver rongeur” […] le paysan de Michelet ‎est “ l'élément stable, solide, généreux sur lequel peut et doit s'appuyer toute la nation” » ‎‎(15). Aussi Michelet déplore t-il dans la préface du Peuple adressée à Edgar Quinet, la ‎manière dont certains écrivains français alimentent le dédain des lecteurs européens par ‎une représentation biaisée du peuple de France. Il écrit en faisant allusion à Balzac, « Un ‎peintre de genre, admirable par le génie du détail, s'amuse à peindre un horrible cabaret ‎de campagne, une taverne de valetaille et de voleurs, et, sous cette ébauche hideuse, il ‎écrit hardiment un mot qui est le nom de la plupart des habitants de la France » (61). Bien ‎sur le mot qu'insinue Michelet est celui de “paysan” et l'allusion à Balzac directe. ‎Michelet ajoute « Si nous nous disons méprisables, elle (l'Europe) pourra bien nous ‎croire » et « Qu'il suffise aux nations de bien savoir que ce peuple n'est nullement ‎conforme à ses prétendus portraits » (62). Il est clair que la représentation historique du ‎paysan et la représentation littéraire (celle qu'en fait Balzac) sont en total désaccord. ‎

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