Le Chili et la réconciliation politique Mémoire ou thèse by gjustin212

Le Chili et la réconciliation politique
Mémoire de sciences politiques qui tente d’évaluer le processus de démocratisation en cours au Chili, concernant la justice, la répartition des richesses et la participation politique.
№ 4058 | 4,130 mots | 12 sources | 2007
Publié le mars 03, 2008 in Économie , Relations Internationales , Sciences Politiques
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Résumé:

La victoire du «non» au référendum de 1988 au Chili sur le maintien au pouvoir du dictateur Pinochet déboucha sur l’installation d’une démocratie. Près de vingt ans plus tard, le dictateur a quitté son poste au Sénat et vient tout juste d’être condamné pour des crimes économiques commis pendant sa dictature.
Entre-temps, le Chili jouit d’un développement économique impressionnant, qui cache toutefois d’immenses inégalités socio-économiques. La population est encore divisée à peu près également entre détracteurs et supporteurs de l’ancien dictateur.
Le Chili peut-il réussir sa transition démocratique sans faire de réelle coupure avec l’ancien régime dictatorial ? Le succès économique du pays est-il le résultat de l’époque Pinochet ? Un virage dans les politiques économiques est-il possible et nécessaire pour redistribuer les richesses et permettre une meilleure démocratie ? Ou les changements doivent-ils être discrets pour maintenir l’équilibre précaire de la démocratie ?

I. Les demandes sociales versus le principe de stabilité
II. L’exclusion économique versus le principe de bonne gouvernance
III. Vers une réconciliation politique ?

Extrait du document:

L’instauration de la démocratie en 1988 se fait dans le cadre de la constitution adoptée en 1980 sous la dictature, qui garde en place des «enclaves autoritaires», limitant le pluralisme et surtout garantissant l’immunité des militaires par la loi d’amnistie promulguée en 1978. Pinochet demeure le chef de l’armée et s’accorde un poste de sénateur à vie, ainsi qu’à quelques officiels de son gouvernement. Le nouveau régime démocratique est mené par une coalition démocrate-chrétienne, la Concertación, qui regroupe aussi les anciens socialistes. Ce premier gouvernement démocratique élu après 17 ans de dictature doit assurer la stabilité politique et économique du pays, tout en mettant un terme au régime autoritaire qui lui a cédé le pouvoir. Des organismes internationaux dénoncent pourtant une absence de justice pendant toute la décennie 1990, par exemple les Nations Unies (UNCAT) qui déplorent le manque de volonté politique pour éradiquer la torture, ou l’Unicef, qui dénonce les mauvais traitements que subissent les enfants de prisonniers politiques.

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