Modalités de défense chez la personne âgée : fonctions et limites de la régression Mémoire ou thèse by oxane

Modalités de défense chez la personne âgée : fonctions et limites de la régression
Mémoire se demandant comment réagissent les personnes âgées face à la perte d'un être cher.
№ 24781 | 24,220 mots | 23 sources | 2011
Publié le juin 06, 2011 in Philosophie , Psychologie , Questions Sociales
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Résumé:

« Ça les amuse ». C'est ce que m'a dit cette femme de environ 80 ans, alors qu'elle écoutait le psychologue et son mari discuter de son traitement et du fait qu'elle refuse de s'alimenter depuis quelque temps. Le psychologue s'adresse à elle à la troisième personne : « Elle ne veut pas manger madame C », tout comme son mari et un peu plus tard une aide-soignante qui entre pour informer ce dernier que madame C passera un IRM dans la semaine suivante. Le peu de fois où quelqu'un s'adresse à madame C c'est soit en utilisant la troisième personne, soit simplement pour une formule de politesse (l'aide-soignante la salue), où pour faire des remarques qui n'attendent pas de réponses « tu vas faire un IRM, ça ne fait pas mal, tu en as déjà fait deux » lui dit son mari. Mais madame C y joue un rôle, elle laisse son mari répondu à sa place même quand la question lui est posée à elle directement (elle le regarde et attend qu'il prenne la parole) et intervient en même temps (nous demande de nous asseoir, demande à baisser les volets). Il semblerait donc que madame C ait occupé cette place tout au long de sa vie. Néanmoins madame C ne mange pas « ça ne passe pas ». C'est donc bien la question de la place occupée et du changement concernant celle-ci qui se pose chez la personne âgée.

Partie I : Introduction théorique
Partie II : Méthodologie
Partie III : Discussion

Extrait du document:

D'ailleurs, selon Vignat (1988), on peut remarquer chez l'âgé un effondrement dépressif quand l'agressivité déliée en raison de la faiblesse et de l'absence des objets internes, se porte sur le moi. C'est-à-dire que l'on fait ici référence aux pulsions de vie et pulsions de mort mises en avant par Freud : l'effondrement dépressif serait alors lié à une déliaison de ces pulsions qui conduit à une désorganisation économique (réduction voire arrêt de la satisfaction des pulsions : processus de répétition, masochisme...).

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