Etude des moeurs de la bourgeoisie française au XIXème siècle Travail de Recherche by esta

Etude des moeurs de la bourgeoisie française au XIXème siècle
Travail de recherche qui se propose d'analyser la "haine du siècle" de trois écrivains du XIXème : Léon Bloy, Joris-Karl Huysmans et Villiers de l‘Isle-Adam.
№ 5003 | 54,850 mots | 0 sources | 2007
Publié le avr. 07, 2008 in Histoire , Littérature , Sociologie
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Résumé:

Au-delà de son unité profonde, cette «haine du siècle» peut se diviser en trois grands haines : celle du bourgeois, de la science et de l‘athéisme.
Bien sûr, d‘autres caractères du siècle subissent les flèches assassines de ces trois auteurs, comme la démocratie ou l‘art officiel de leur temps ; toutefois, le document entend principalement s'intéresser à la critique sociale, morale ou spirituelle de leur temps et moins à la critique politique ou esthétique.
L‘objectif est ici d‘analyser ce qu'ils pensent des moeurs de leur époque.

Première partie : Haro sur «la salauderie contemporaine»
Chapitre 1 - La bourgeoisie ou le règne de la médiocrité
Chapitre 2 - La science positiviste ou les illusions et les dangers du
Chapitre 3 - Le désespoir d‘un monde rebelle à Dieu et à tout idéal

Deuxième partie - «Villiers, Huysmans, Bloy, trois désespérés !»
Chapitre 1 - Des «Rastignac désenchantés»
Chapitre 2 - «Heureux les désespérés, ils seront consolés»
Chapitre 3 - Leurs devanciers dans la cordée du désespoir


Extrait du document:

Malgré les points de convergence, chacun de ces auteurs ne réalise pas exactement la même critique. En réalité, tous ont en commun les mêmes thèmes, mais chacun a en quelque sorte «ses têtes de turc», Villiers s‘intéresse beaucoup à la nouvelle science, qui est l‘un des thèmes principaux de son roman l‘Eve future ou de quelques-uns de ses contes, alors que Huysmans, lui, en parle beaucoup moins, mais s‘intéresse plus aux caractères médiocres de la vie des hommes de son temps. Bloy dénonce dans le Désespéré l‘oubli total des principes évangéliques, qu‘il considère comme une véritable crise de civilisation ; sa critique se révèle être beaucoup plus systématique et directe que chez les deux autres, où celle-ci est davantage parcellaire et diffuse. Ces différences peuvent s‘expliquer à la fois par la sensibilité de l‘auteur, mais aussi par son style. Les caractères de la critique bloyenne sont liés à son style de pamphlétaire qui veut tout détruire, torturer, et blesser par les mots.

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