« La colline a des yeux », Wes Craven Travail de Recherche

« La colline a des yeux », Wes Craven
Étude de l'œuvre « La colline a des yeux », de Wes Craven se demandant en quoi "la colline a des yeux" est un film sur le retour à l'animalité.
№ 30172 | 3,710 mots | 3 sources | 2013 | FR
Publié le oct. 29, 2013 in Anthropologie , Cinéma , Arts
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Résumé:

Si « La colline a des yeux » (Wes Craven, 1977) reste un titre reconnu dans l'histoire du cinéma, c'est peut-être grâce à un cri. En l'occurrence celui de Brenda (Susan Lanier), durant l'assassinat de sa sœur et de sa mère. Plus qu'un cri, c'est même un hurlement long et discontinu, totalement hystérique, d'où se dégage un réalisme brutal, une incroyable impression de vérité. Peut-être parce que ce cri est avant tout celui d'une époque: on ne crie pas de la même façon dans les années 70 que dans les années 2000. La preuve en est avec le remake homonyme d'Alexandre Aja (la colline a des yeux, 2006). Plus gore, plus violent (a priori) et pourtant, pour la même scène, un cri beaucoup plus bref et édulcoré; couvert par des effets sonores consensuels. C'est comme si Aja s'était autocensuré qu'il avait rendu ce cri tabou; quand chez Craven, le cri pourrait presque se voir comme une métonymie de son film, par l'horreur et l'animalité de celui-ci.

1-Alors, en quoi est-ce un film très marqué par son époque ?
2-Quelle vision de l'homme américain s'en dégage ?
3-Comment la portée critique et subversive du film résonne-t-elle aujourd'hui ?

Extrait du document:

Le spectateur partage encore leurs peurs, leur désespoir, mais il se crée une barrière morale durant le « revenge ». Cela remet en question l'identification du spectateur. À l'instant où les enfants se servent de leur mère morte comme appât, qu'ils la mettent en vitrine, à cet instant et malgré la supplication de Bobby (« On ne devrait pas faire ça ») le spectateur se sent mal à l'aise, car c'est un geste tabou, proche du matricide, qui renie des grands principes sociétaux. La perte des repères moraux entraîne une escalade de violence, la famille civilisée renoue avec les désirs sauvages de l'homme (le meurtre en l'occurrence).

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