La mémoire filmique de la dictature argentine Travail de Recherche

La mémoire filmique de la dictature argentine
Travail de recherche se demandant comment sont représentées et illustrées les violences de la dictature dans le cinéma argentin, avec quels objectifs et quelles évolutions.
№ 24486 | 3,925 mots | 25 sources | 2011
Publié le mai 22, 2011 in Cinéma , Histoire , Arts
11,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Un lien unit le cinéma et l'Histoire, non seulement d'un point de vue sémantique, le cinéma « raconte » des histoires, mais également en termes de narration de faits réels passés, représentation de cette Histoire. Cette relation est ambivalente en cela que le film peut être utilisé comme support de connaissance et de mémoire de l'Histoire (par le documentaire, le film historique), parce que l'objectif « capte » les images à moment T ; mais le film peut également être une représentation de cette Histoire, c'est-à-dire une réappropriation de l'héritage historique. C'est cette relation du présent vers le passé qui va ici nous intéresser et notamment la manière dont le cinéma argentin se réapproprie son histoire récente, l'histoire de la dictature. Le retour à la démocratie a laissé place, dans le champ culturel, à un vide à occuper, et surtout à explorer. Le cinéma argentin a fait office de médiateur, de support pour la quête de la vérité historique, des faits cachés, de la réalité de la dictature récemment vécue. Cela dit, le film n'est pas une simple narration comme le langage, mais il n'est pas non plus une suite de clichés figés, comme la photographie. Le « langage cinématographique » entrelace un récit et un support visuel, l'image, exploitables pour la transmission d'un message. Je m'appuierai principalement sur une filmographie assez complète mais développerai principalement : El tiempo de la revancha (Adolfo Aristaraín, 1981), La noche de los lápices, (Héctor Olivera, 1986), et Garage Olimpo (Marco Bechis, 1999).
Nous verrons dans une première partie comment l'image peut-être utilisée dans le cinéma, en tant que support de message explicite et implicite, pour le traitement de la violence d'État sous la dictature. La représentation des violences (physique et symbolique) s'inscrit en effet dans une logique de réminiscence, de dévoilement et de dénonciation, par la filmographie argentine, du passé proche.

Extrait du document:

Le film est ponctué de plans aériens de la ville de Buenos Aires, ainsi que des plans au début et en clôture du Rio de La Plata. Comment expliquer ce choix artistique ? Laurence Mullaly interprète ces plans comme autant de liens au sein de la géographie urbaine. « Le ciel, la surface et le souterrain constituent les trois axes spatiaux autour desquels se développe le récit » . Ce sont les agents de la terreur qui font le lien entre ces différents mondes.

Commentaires