La solution de l'intuitionnisme social à la controverse de l'ahurissement moral Travail de Recherche by su1

La solution de l'intuitionnisme social à la controverse de l'ahurissement moral
Travail de recherche sur le débat s'articulant autour de l'intuitionnisme social, théorie de l'origine des jugements moraux récemment exprimée par Haidt, et sur la place que tient l'ahurissement moral dans cette théorie. (pdf)
№ 27978 | 8,635 mots | 11 sources | 2012 | FR
Publié le févr. 23, 2012 in Philosophie , Psychologie , Sciences
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Résumé:

Le moral dumbfounding, dont on préférera la traduction française "ahurissement
moral" dans la suite de ce rapport, consiste en l'état de la personne qui,
venant d'émettre avec conance un jugement moral, se trouve dans l'impossibilité
de justier ce jugement. Cet ahurissement moral, mis en évidence pour la première
fois en 2001 par Johnatan Haidt et ses collègues, a pris une importance considérable
en psychologie et philosophie morale au point que plusieurs publications lui ont
depuis été exclusivement consacrées, et que certains modèles de fonctionnement
du jugement moral en font leur pierre angulaire. Parmi ces modèles, le modèle de
l'intuitionnisme social, récemment apparu, fera l'objet précis de ce dossier.

1. Remise en contexte du débat sur l'origine des jugements moraux
2. L'intuitionnisme social
3. Les intuitions, processus centraux du modèle de Haidt
4. Critiques de l'intuitionnisme social

Extrait du document:

Le débat sur l'origine des jugements moraux a longtemps été dominé par la distinction entre animalité et divinité. Ainsi Platon présente dans son Timaeus un mythe selon lequel les dieux auraient d'abord créé les têtes des humains, puis se serait vu dans l'obligation d'y adjoindre un corps animal pour les aider à se mouvoir dans le monde. Ce faisant, les dieux réalisaient la tragédie de la condition humaine, les têtes étant alors condamnées pour leur vie entière à combattre les passions des corps en les ramenant vers un chemin de vertu et de raison.
Cette distinction animalité/divinité est longtemps préservée, notamment par les philosophes chrétiens du Moyen-Age qui voient dans les émotions un lien profond avec les désirs, les passions et donc le péché. Au XVIIe siècle encore, l'influence profonde des philosophes rationnalistes (Descartes, Leibniz, ...) éloigne les sentiments de toute implication dans la genèse des jugements moraux.

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