Le corps de la femme de cinquante ans chez Ozon Travail de Recherche

Le corps de la femme de cinquante ans chez Ozon
Travail de recherche qui étudie les procédés mis en œuvre par François Ozon pour représenter le corps de la femme de cinquante ans et les rapprocher d'une dimension sociologique. (pdf)
№ 31449 | 8,185 mots | 36 sources | 2015 | FR
Publié le juil. 28, 2015 in Cinéma , Sociologie
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Résumé:

Les personnages de femmes d'une cinquantaine d'années peuplent les films d'Ozon, souvent dans les rôles principaux. Si l'apparence et l'éternelle jeunesse sont chères à bon nombre d'actrices, ce cinéaste montre leur corps sans complaisance. Néanmoins, il se dégage de ces corps imparfaits une certaine sensualité. D'un côté la femme apparaît vieillissante, et de l'autre elle est sensuelle et rayonnante. C'est cette ambivalence qu'il convient d'analyser, car elle traduit le statut intermédiaire de la femme de cinquante ans, tiraillée entre le passage inéluctable des années et l'envie de rester jeune et désirable.

1. Deux modes de représentation qui s'opposent
2. Le rapport aux autres
3. La perception de soi

Extrait du document:

La quasi-immobilité de Sarah contribue à l'impression de rigidité du corps qui se trouve presque « momifié ». En effet, les mouvements du personnage sont relativement limités : elle fait quelques pas, tourne parfois la tête et est assise pendant toute la deuxième moitié de la séquence. Sarah paraît d'autant plus figée que, tandis qu'elle reste assise, son éditeur effectue plusieurs déplacements dans la pièce : il est d'abord assis en face d'elle, puis se lève pour aller vers la fenêtre, et enfin il s'assied à côté d'elle. La femme de cinquante ans semble ici avoir un corps beaucoup plus vieux au vu de sa raideur et de ses très rares mouvements.
D'autre part, dans la première moitié de la séquence, Sarah est filmée systématiquement de profil ou de trois quarts et jamais en plan serré.

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