Parler bébé Travail de Recherche by nestelle

Parler bébé
Étude analytique de la capacité linguistique du bébé dans les premiers mois de sa vie et de ses interactions avec le monde qui l'entoure, particulièrement avec ses parents. "Parler bébé" est-ce une fatalité?
№ 1357 | 7,750 mots | 4 sources | 2007
Publié le sept. 24, 2007 in Anthropologie , Sciences de l'Education , Linguistique
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Résumé:

Enquête de terrain mettant en évidence la part d'inné et la part de culturel dans l'apprentissage du langage chez le très jeune enfant. Le bébé naît avec une capacité insoupconnée de communication et c'est avec l'aide des adultes qu'il développe cet art. Le parler bébé semble être un instinct qui consiste à différencier les conversations entre adultes de celles qui concernent l’enfant. Cela aide ainsi l’enfant dans sa construction mentale du langage.

Extrait du document:

La faculté de communiquer par la parole est une des plus grandes réalisations de l’être humain. Et pourtant, son utilisation quotidienne nous fait oublier à quel point parler est un art complexe qu’il nous a fallut décoder, apprendre, reproduire, réinventer. Parce qu’il nous autorise à voyager dans le monde symbolique du temps et de l’espace, parce qu’il nous permet de nous situer par rapport au monde et aux autres, le langage est la singularité qui fait de l’Homme ce qu’il est : un sujet pensant et communiquant.
Le nouveau-né reconnaît la voix et l’odeur de sa mère. Il regarde les visages qui se penchent sur son berceau. Il distingue les goûts et écoute les paroles avec un plaisir sans fin. La seule observation, le seul esprit critique des mères suffit à reconnaître ces extraordinaires capacités du nourrisson, qui balayent les préjugés entourant les nouveau-nés. Selon la croyance, heureusement dépassée, les nourrissons, dépourvus de toute connaissance, ligotés dans leurs langes, auraient tout à apprendre, comme si les structures sonores et spatiales du monde devaient être « transférées » dans leur organisme. Jusque-là, le nouveau-né demeurerait « vide », il serait, selon l’expression d’Aristote, une ardoise vierge.
L’importance que l’on donne aujourd’hui aux enfants en tant que sujet capable de tout comprendre et de tout assimiler apporte aux scientifiques un thème d’étude inépuisable.

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