Pédagogie ou anti-pédagogie? L'expérience de Summerhill Travail de Recherche

Pédagogie ou anti-pédagogie? L'expérience de Summerhill
Travail de recherche sur l'expérience pédagogique de Sutherland Neill appliquée dans le contexte général du mouvement de réforme de l'enseignement qui a pris naissance, dès la fin du XIXe siècleen Angleterre et sur le continent européen. (pdf)
№ 30794 | 2,950 mots | 5 sources | 2014 | FR
Publié le juil. 29, 2014 in Sociologie
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Résumé:

A la fin du XIXe siècle, Hermann Lietz fondait en Allemagne le mouvement des écoles populaires (s'inspirant à la fois de la tradition littéraire allemande et de l'expérience poursuivie par Cecil Reddie en Angleterre); en Suisse, Adolphe Ferrière fondait le Bureau international des écoles nouvelles en 1899, tandis que Friedrich Grunder publiait Le Mouvement des écoles nouvelles; en France, Célestin Freinet dominait les expériences de pédagogie active (ses travaux furent ensuite complétés par ceux de H. Wallon, Jean Oury et Aïda Vasquez, F. Deligny...); en Italie, Maria Montessori s'attachait aux problèmes pédagogiques posés par les très jeunes enfants; aux États-Unis enfin, Carleton Washburne expérimentait une méthode qui préfigurait l'enseignement programmé, tandis que John Dewey élaborait la méthode du planning qui tente de faire recréer par l'enfant les stades historiques du développement de la civilisation.

1. Les écoles nouvelles
2. La pédagogie réformiste
3. La pédagogie libertaire
4. Summerhill : organisation de l'école
5. Portée de la pédagogie libertaire
6. Limites de la pédagogie-libertaire

Extrait du document:

Pour Neill, qui reprend en cela le thème de « bonheur matériel et sexuel des masses » de Reich, la société et sa cellule de base, la famille, sont fondées sur la répression du plaisir et la « négation de la vie ». Les moyens de cette répression sont l'école, l'armée et la religion. Il y a donc, selon lui, contradiction fondamentale entre un véritable développement des potentialités humaines et le système d'éducation d'une société industrielle fondée sur le rendement et le profit. Pour Neill, en cela aussi rousseauiste, il suffit de laisser se développer les tendances naturelles de l'homme au lieu de les refouler : c'est là toute l'éducation. Au contraire des autres éducateurs, il ne veut pas élever l'âme de l'enfant, ni lui imposer son point de vue; il considère les nouveaux pédagogues comme des idéalistes dangereux qui « lisent Goethe à une table d'enfants affamés dont le seul intérêt est la nourriture ».

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