« Portrait de Maximilien 1er », de Lucas de Leyde Travail de Recherche by Mariposa

« Portrait de Maximilien 1er », de Lucas de Leyde
Analyse iconographique et plastique d'une gravure afin de définir les traits stylistiques et techniques de Lucas de Leyde tout en délimitant sa place et son influence au sein de l'histoire de la gravure au XVIe siècle.
№ 29725 | 1,530 mots | 0 sources | 2013 | FR
Publié le mai 24, 2013 in Arts , Histoire de l'Art
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Résumé:

La gravure en taille douce de Lucas de Leyde sur cuivre allie une technique mécanique (le burin) à un procédé chimique (l'eau forte). Le sujet est un portrait en apparat de l'empereur germanique Maximilien premier de Habsbourg décédé un an avant la datation de cette estampe. Un cartellino situé à gauche sous la voûte reproduit le monogramme du graveur néerlandais ainsi que la date d'exécution de l'estampe (1520). Maximilien 1er fut l'un des premiers souverains d'Europe à utiliser l'image à des fins de propagande. Les nombreuses peintures et gravures réalisées de son vivant ont livré des lectures toujours glorifiantes de sa personne dans le but d'assoir son pouvoir. S'agissant ici d'un portrait posthume, on peut supposer que l'image de l'empereur a pour fonction de proclamer sa gloire éternelle. Lucas de Leyde pour réaliser cette gravure s'est certainement inspiré de la toile et de la gravure sur bois d'Albrecht Dürer réalisée toutes deux en 1519.

I- Analyse du portrait de Maximilien 1er
II- Caractéristiques stylistiques et techniques de Lucas de Leyde
III- Rôle et influence dans l'histoire de la gravure au XVIe siècle

Extrait du document:

L'empereur, nous l'avons dit, est représenté de trois quarts et son corps de la tête jusqu'à sa poitrine occupe quasiment la totalité de l'espace. Il pose délicatement sa main gauche sur un parapet richement décoré par une tapisserie représentant au centre un aigle bicéphale symbole des armoiries du souverain. Cette première ligne horizontale constitue le premier cadre dans lequel l'empereur va s'insérer. Le décor à l'antique favorise effectivement un subtil jeu de droites perpendiculaires dans lequel l'empereur semble avoir été placé avec délicatesse.

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