Quel "contrat social" fonde l'État d'Israël ? Travail de Recherche

Quel "contrat social" fonde l'État d'Israël ?
Travail de recherche se demandant en quoi on peut dire que le sionisme, en faisant de la médiation politique d'un État le fondement du salut collectif juif, fonde un nouveau « contrat social ».
№ 18877 | 1,100 mots | 3 sources | 2010
Publié le août 14, 2010 in Histoire , Sciences Politiques
5,95 $US Acheter et télécharger immédiatement ce document



Résumé:

Y a-t-il une incongruité à évoquer un « contrat social » fondant l'État d'un peuple dont la religion monothéiste repose sur un critère principalement ethnique ? En effet, le contrat social rousseauiste doit instaurer une communauté politique, mais son théoricien, dans ses Considérations sur le gouvernement de Pologne, souligne néanmoins que c'est la communauté nationale, faite de mœurs et d'une histoire partagées, qui in fine cimente la nation, et non le pouvoir politique. Et en effet, la méfiance du politique caractérise le judaïsme, qui voit dans la fondation de la première cité par Caïn la conséquence du péché et de la nécessité d'une coopération minimale entre hommes pour suppléer la destruction de l'harmonie originelle. Cependant, à partir du XVIIème siècle, la sécularisation de la société, la rationalisation de l'État européen et la réforme du dogme juif par la Haskala, dans la continuité des Lumières, détendent les liens religieux du peuple juif, et partant sa cohésion.

I/ L'Alliance, concept initial clé du judaïsme
II/ Cette alliance peut-elle devenir pacte, à savoir contrat sécularisé entre hommes, sans perdre de sa force ?
III/ L'État d'Israël serait-il devenu une fin en soi en créant et englobant ainsi l'entière société juive, sacrifiant la dimension universaliste du judaïsme?

Extrait du document:

C'est alors la société qui engloutirait l'État dans un dépassement du politique, au service d'un ordre métapolitique hébraïque. Il semble pourtant que, dans une large mesure, l'inverse se soit produit. Le sionisme est en effet un anthropocentrisme, produit d'une sécularisation, mais qui a besoin de marqueurs identitaires à substrat religieux.

Commentaires