Prix du cuivre au kilo en 2026 : grille de rachat et facteurs de prix

Tas de fils de cuivre dénudés et brillants, la qualité Millberry qui obtient le meilleur prix du cuivre au kilo chez le ferrailleur

Prix du cuivre au kilo en novembre 2026 (rachat ferrailleur, indicatif) :

  • Cuivre Millberry (fil dénudé brillant) : 9,50 à 11,30 € le kilo.
  • Cuivre neuf, souple, tresse ou méplat : 9 à 10,50 €.
  • Cuivre mêlé de plomberie (tubes usagés) : 8,50 à 10 €.
  • Câbles électriques gainés : 2 à 6 € selon la proportion de métal.
  • Radiateurs et corps de chauffe cuivre aluminium : 3 à 5 €.

Le prix du cuivre au kilo payé par un ferrailleur en France se situe aujourd’hui entre 9,50 et 11,30 € pour le cuivre le plus pur, et descend sous les 3 € pour un câble chargé de plastique. Cet écart s’explique par trois choses : la qualité du métal apporté, son degré de propreté et le cours mondial du cuivre, qui fluctue chaque jour sur le London Metal Exchange. Les montants ci-dessus sont relevés sur les grilles publiées par des centres de rachat de métaux en novembre 2026. Ils servent de repère, pas de prix garanti : chaque professionnel fixe son propre barème et le met à jour souvent plusieurs fois par semaine.

Ce guide détaille les catégories de cuivre reconnues par les ferrailleurs, la mécanique qui relie la Bourse des métaux au comptoir de pesée, puis les erreurs qui font perdre de l’argent au moment de la revente.

Prix du cuivre au kilo par qualité : la grille de rachat 2026

Les professionnels ne parlent jamais de « cuivre » tout court. Ils trient le métal en qualités, et chaque qualité a son propre tarif. Plus le cuivre est pur, sans soudure, sans peinture et sans gaine, plus il se rapproche du cours de référence. Le tableau suivant reprend les fourchettes observées chez plusieurs acteurs du rachat de métaux non ferreux en Île-de-France et en région.

Qualité de cuivre Description Prix indicatif au kilo (novembre 2026)
Millberry Fil électrique dénudé, rigide, propre et brillant, sans oxydation 9,50 à 11,30 €
Cuivre neuf Chutes de tubes neufs, cuivre souple, tresse, méplat, dépose propre 9 à 10,50 €
Cuivre mêlé Tuyaux de plomberie usagés, avec soudures ou légère oxydation 8,50 à 10 €
Cuivre étamé ou bariolé Fil recouvert d’étain, cuivre peint ou verni 7 à 8,50 €
Câble unifilaire propre Fil électrique domestique à un seul brin, gaine fine 4,50 à 6 €
Câble RO2V et câbles industriels Câbles multibrins à forte gaine 3 à 4,50 €
Câble informatique et téléphonique Faible section de cuivre, beaucoup de plastique 1,50 à 3 €
Corps de chauffe, radiateurs cuivre aluminium Ailettes en aluminium serties sur tubes en cuivre 3 à 5 €
Moteurs et bobinages Cuivre mélangé à de l’acier et à d’autres métaux 0,80 à 1,50 €
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Deux remarques pour lire correctement cette grille. D’abord, l’écart entre le haut et le bas de chaque fourchette reflète la concurrence locale : un centre de traitement qui expédie directement en fonderie paie souvent plus qu’un petit dépôt qui revend à un intermédiaire. Ensuite, la quantité compte. Un particulier qui apporte 5 kilos de tuyaux n’obtient pas les mêmes conditions qu’un électricien qui livre 300 kilos de Millberry chaque mois.

Du cours LME au prix du kilo de cuivre chez le ferrailleur

Le cuivre est une matière première cotée. Sa valeur de référence est fixée au London Metal Exchange (LME), en dollars par tonne, pour du cuivre cathode de grade A, c’est-à-dire un métal raffiné à 99,99 %. Le ferrailleur, lui, achète un produit de récupération qu’il devra trier, conditionner, transporter puis revendre à une fonderie ou à un affineur. Le prix proposé au comptoir correspond donc au cours du jour, converti en euros, diminué d’une décote.

Un exemple chiffré aide à visualiser cette conversion. Avec un cours à 14 000 dollars la tonne et un euro valant 1,16 dollar, la tonne de cuivre raffiné vaut environ 12 070 €, soit un peu plus de 12 € le kilo. Si le ferrailleur rachète le Millberry à 90 % de cette base, il le paie autour de 10,85 €, ce qui correspond au haut des grilles actuelles. Une hausse de 10 % du cours, ou une baisse de l’euro face au dollar, se répercute sur les tarifs de rachat en quelques jours.

La décote appliquée varie selon la qualité. Elle reste faible pour le Millberry, dont le rendement en fonderie est quasi total. Elle devient forte pour un câble gainé, puisque le professionnel doit broyer et séparer le plastique avant de récupérer le métal : sur un câble informatique, le cuivre ne représente parfois que 20 à 35 % du poids total.

Les facteurs qui font bouger le cours du cuivre

Le cuivre est souvent surnommé « Docteur Cuivre » par les analystes, car sa demande suit de près la santé de l’industrie mondiale. Plusieurs forces pèsent sur son prix :

  • La demande chinoise, qui absorbe à elle seule environ la moitié de la consommation mondiale, notamment pour la construction et les réseaux électriques.
  • La transition énergétique : véhicules électriques, éoliennes, panneaux solaires et bornes de recharge consomment beaucoup plus de cuivre que les équipements qu’ils remplacent.
  • L’offre minière, concentrée au Chili, au Pérou et en République démocratique du Congo, et exposée aux grèves, aux incidents de production et aux évolutions réglementaires.
  • Le taux de change euro dollar, puisque le métal est coté en dollars alors que le particulier français est payé en euros.
  • Les politiques commerciales, comme les droits de douane, qui peuvent créer des écarts de prix entre les grandes places de cotation.
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Pour un lecteur qui suit les marchés, le cuivre se range dans la même famille que l’or ou l’argent, avec une différence de taille : c’est un métal industriel, pas une valeur refuge. Ceux qui s’intéressent aussi aux métaux précieux trouveront dans notre dossier Achat or et argent les règles propres à ces marchés, très différentes de celles du rachat de ferraille.

Cuivre prix au kilo et autres métaux non ferreux : comparer avant de trier

Un lot de récupération mélange rarement un seul métal. Connaître les tarifs de rachat des autres métaux non ferreux permet de décider s’il vaut la peine de séparer les pièces. Les ordres de grandeur relevés en 2026 sont les suivants : laiton entre 4,50 et 6 € le kilo (robinetterie, raccords), aluminium entre 0,80 et 1,80 € selon qu’il s’agit de profilés, de jantes ou de canettes, zinc autour de 1,40 €, plomb autour de 1 €, inox entre 0,50 et 1 €, batteries au plomb vers 0,30 à 0,40 €. Le cuivre reste donc, de loin, le métal courant le mieux valorisé chez le ferrailleur.

Ce rapport de prix explique une règle simple : un kilo de cuivre glissé dans un bac d’aluminium sera payé au tarif de l’aluminium. À l’inverse, une pièce de laiton laissée dans un lot de cuivre mêlé peut faire déclasser l’ensemble. Un aimant suffit pour écarter l’acier et la fonte, qui sont magnétiques, alors que le cuivre, le laiton et l’aluminium ne le sont pas. La couleur fait le reste : rouge orangé pour le cuivre, jaune doré pour le laiton, gris clair et léger pour l’aluminium.

Prix cuivre kilo : les erreurs qui coûtent cher à la revente

La plupart des pertes viennent d’une préparation bâclée plutôt que d’un mauvais barème. Voici les pièges les plus fréquents.

  1. Apporter des câbles non dénudés alors que la quantité le justifie. Passer de 4 € à plus de 10 € le kilo change tout sur un gros volume. Pour quelques mètres de fil, en revanche, le temps passé dépasse le gain.
  2. Brûler la gaine pour aller plus vite. C’est interdit, toxique, et le cuivre brûlé, noirci et cassant, est déclassé. Le dénudage se fait à la pince ou avec une petite machine à dénuder.
  3. Laisser les raccords et les soudures. Couper les embouts en laiton et les parties étamées permet souvent de passer du cuivre mêlé au cuivre neuf ou au Millberry.
  4. Accepter le premier tarif affiché. Les barèmes varient d’un centre à l’autre, parfois de plus de 1 € le kilo. Appeler deux ou trois professionnels avant de charger la voiture prend dix minutes.
  5. Vendre sans connaître la tendance. Le cuivre ne s’abîme pas. Si le cours vient de chuter, stocker quelques semaines dans un endroit sec peut se justifier, à condition de ne pas spéculer avec des volumes que l’on ne peut pas immobiliser.
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Ce réflexe de comparaison vaut pour toute revente d’objets usagés. Pour le matériel encore fonctionnel (outillage, électroménager, équipement de chantier), la revente en l’état sur une plateforme comme Kelklope rapporte en général bien plus que son poids en métal chez le ferrailleur.

Revendre son cuivre : paiement, identité et traçabilité

Le rachat de métaux est encadré en France, en grande partie pour lutter contre les vols de câbles sur les voies ferrées et les chantiers. Plusieurs obligations s’imposent au professionnel et, par ricochet, au vendeur.

Le paiement en espèces est exclu pour l’achat de métaux ferreux et non ferreux : le règlement se fait par virement ou par chèque, selon les modalités prévues par le Code monétaire et financier. Le vendeur doit présenter une pièce d’identité en cours de validité, et le ferrailleur consigne l’opération dans un registre (identité, nature et poids des métaux, date). Certains centres demandent aussi un justificatif d’origine pour les lots importants ou pour les câbles d’un type utilisé par les réseaux publics.

Ces règles peuvent sembler lourdes pour quelques kilos de tuyaux, mais elles protègent aussi le particulier honnête : un professionnel qui propose de payer en liquide, sans pesée visible ni bon d’achat, ne respecte pas le cadre légal. Le ticket de pesée, qui mentionne la qualité retenue et le prix unitaire, est le document à conserver. En cas de doute sur une situation particulière (succession, vidage de maison, activité professionnelle), mieux vaut se renseigner auprès du centre de rachat ou d’un conseiller.

Particulier ou professionnel : un cuivre kilo prix différent

Les artisans du bâtiment (électriciens, plombiers, chauffagistes) bénéficient souvent de conditions négociées : tarifs indexés sur le cours, prise en charge de bennes sur chantier, paiement groupé en fin de mois. Le particulier obtient le prix public affiché. Pour s’en rapprocher, la meilleure stratégie consiste à regrouper ses lots, à les trier finement et à se présenter avec un volume suffisant pour discuter.

Suivre l’évolution du prix cuivre au kilo dans le temps

Les grilles de rachat publiées en ligne sont datées, et c’est leur principal intérêt. Comparer une même qualité, par exemple le Millberry, sur plusieurs semaines donne une idée de la tendance bien plus fiable qu’un chiffre isolé. Sur l’année 2026, le cuivre a évolué à des niveaux historiquement élevés, porté par la demande liée à l’électrification, avec des variations parfois brutales d’une semaine à l’autre.

La démarche ressemble à celle de l’immobilier, où les prix réels de transaction valent mieux qu’une annonce : les Données DVF jouent ce rôle pour les logements, tandis que pour le cuivre, ce sont le cours LME et le ticket de pesée qui font foi. Un tarif affiché en vitrine n’engage pas le professionnel tant que la marchandise n’a pas été pesée et classée.

Pour un usage pratique, trois repères suffisent : noter le prix du Millberry chez deux ferrailleurs proches, surveiller le cours du cuivre une fois par semaine, et vendre quand l’écart entre les deux reste raisonnable. Cette routine évite de céder un lot important au plus mauvais moment.

Pourquoi le ferrailleur paie-t-il moins que le cours affiché à Londres ?

Le cours LME concerne du cuivre raffiné livré en grandes quantités. Le ferrailleur achète un métal de récupération qu’il doit trier, stocker, transporter et revendre à une fonderie. Sa marge et ses frais expliquent la décote, faible sur le Millberry, plus forte sur les câbles et les pièces mélangées.

Dénuder ses câbles électriques vaut-il vraiment le coup ?

Oui à partir de quelques dizaines de kilos : le prix peut plus que doubler entre un câble gainé et du cuivre dénudé. Pour de petites longueurs ou des câbles très fins de type informatique, le gain reste modeste au regard du temps passé.

Un cuivre oxydé ou couvert de vert-de-gris perd-il de sa valeur ?

Une oxydation légère fait généralement basculer le métal de la catégorie Millberry ou cuivre neuf vers le cuivre mêlé, avec une perte d’environ 1 € le kilo. Le métal reste parfaitement recyclable, seule sa classe change.

Peut-on être payé en liquide pour du cuivre ?

Non. En France, l’achat de métaux par un professionnel se règle par virement ou par chèque, et le vendeur doit présenter une pièce d’identité. Un paiement en espèces n’est pas conforme à la réglementation.

Comment reconnaître du cuivre d’un laiton avant de passer à la pesée ?

Le cuivre a une teinte rouge orangé, le laiton une couleur jaune doré. Les deux ne réagissent pas à l’aimant. Gratter légèrement la surface avec une lime révèle la vraie couleur sous l’oxydation et évite de mélanger deux métaux payés à des prix très différents.