« Au cœur de mon amour » Paul Eluard Commentaire Composé

« Au cœur de mon amour » Paul Eluard
Commentaire composé portant sur le poème de Paul Eluard « Au cœur de mon amour » dans lequel il met en valeur le rêve, l'imagination, la créativité en s'éloignant du cliché de la description de la nature.
№ 31178 | 2,595 mots | 0 sources | 2014 | FR
Publié le déc. 31, 2014 in Littérature
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Résumé:

Dans cette poésie, le poète s'endort petit à petit, dans un rêve qui vient progressivement, qui nous immerge au fur et à mesure dans un univers issu de l'imaginaire du poète et qui a des caractéristiques proches de la mort. L'assoupissement entraîne la création d'un monde visuel qui atteint son paroxysme dans l'endormissement total de l'homme.
Nous nous demanderons en quoi ce poème lyrique dépasse les topoï classiques pour montrer une entrée progressive dans un rêve, un passage d'un univers imaginaire visuel à un endormissement explicitement énoncé et décrit comme proche de la mort, et éminemment surréaliste.

I. Les deux premières strophes présentent un cliché poétique qu'Eluard va renouveler : celui de la nature, et du poème état d'âme
II. Les strophes trois à six se réfèrent à la teneur du rêve, d'où l'aspect hermétique des images
III. Les quatre dernières strophes se centrent sur le sommeil proprement dit de « l'homme », qui n'est plus clairement identifié au poète

Extrait du document:

Si les strophes précédentes avaient une cohérence marquée, une impression de déroulement chronologique net, cela change par la suite. Les strophes suivantes ont un thème commun, la femme, mais traité de façon disparate, comme si les images se succédaient sans se ressembler, ainsi que cela arrive dans le passage de l'état de veille à celui du sommeil.
En effet, nous sommes dans un certain flou en ce qui concerne l'aspect temporel autant que spatial, ce qui nous ramène au domaine du rêve. La périphrase des « pays sans grâce » ne renvoie à rien de particulier. La femme du texte, définie par un article indéfini, qui désigne donc n'importe quelle femme, s'endort à l'aube alors que le paysage « s'obscurcit » quelques vers plus tard et qu'il s'agit « d'une si belle nuit » par la suite.

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