Islam et démocratie Dissertation by joscampus04

Islam et démocratie
Dissertation qui analyse en quoi les conséquences de l’interprétation coranique peuvent avoir des répercutions politiques dans le monde musulman.
№ 4520 | 3,450 mots | 0 sources | 2007
Publié le mars 20, 2008 in Histoire , Sciences Politiques , Religion
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Résumé:

« Tous les états musulmans ont signé la Déclaration des droits de l’homme. [...] Or, ce n’est un secret pour personne que presque tous les états musulmans violent l’esprit et la lettre de cette déclaration».
Ce constat d’Amir Taheri montre toute la complexité et les paradoxes d’un monde musulman à la recherche d’une identité politique.
Quelles voies choisir pour sortir de cette impasse politico-religieuse ? Schématiquement, on distingue généralement deux courants opposés aux interprétations coraniques divergentes.
Qu’ils soient traditionalistes ou modérés, ces deux aspirations n’ont cessé depuis la mort du prophète Mahomet de se déchirer à des fins plus ou moins religieuses. Cette réflexion aussi simplement posée soit-elle, situe les bases d’une interrogation idéologique sur les rapports entre l’Islam et l’Etat.
Comme dans l’histoire des religions monothéistes, cette dualité vient diviser les spécialistes et les intellectuels de l’Islam. Ce «colloque» réunissant plusieurs auteurs d’origine et de milieux différents, doit nous permettre d’éclaircir ce thème et d’apporter des éléments de réponses sur ce sujet.
Nous partirons donc de l’interrogation suivante : comment la tentation œcuménique inhérente à l’Islam, peut-elle se concilier avec les exigences de modernité politique et de démocratie, qui commandent de plus en plus la séparation du spirituel et du temporel ?

I) L’interprétation coranique comme source de légitimation politique
1/ D’une légitimation divine...
2/ ... à une nécessité politique
3/ Sphère politique, sphère religieuse : une séparation impossible ?

II) Les particularismes musulmans dans un monde désenchanté
1/ Un contexte économique, social et politique difficile
2/ Un héritage culturel : « la néo-patriarchie »
3/ Un monde musulman divisé ?

III) La démocratie dans l’Islam : une question d’interprétations ou d’intérêts ?
1/ Les réformistes où la voie vers la modération politique
2/ Persistance et enracinement des traditionalistes
3/ La vision occidentale de la démocratie musulmane

Extrait du document:

Tout comme l’évolution historique du christianisme, l’Islam rencontre toujours des difficultés à faire une distinction entre les obligations civiles et religieuses. Les deux sont intimement liées et renvoient à une seule et même loi : celle de Dieu. Par conséquent, on comprend très vite que le prince (au sens politique du terme) agira au nom d’un pouvoir transcendant et non au nom du droit comme dans la logique occidentale. Dans cette approche, le pouvoir politique du prince doit être légitimé par une orientation purement religieuse. Il consiste à mettre en valeur le lien entre le prince et Dieu. Selon Badie et Hermet deux possibilités se présentent à lui. Soit il use d’un argument de type généalogique à travers une légitimation ancestrale et familiale ; soit il se présente comme le défenseur de l’Umma (communauté de croyants) et le garant de la sharia’ (Loi Divine). D’après cette analyse, on saisira facilement que la nature du régime politique n’a que peu d’importance en soi dans les sociétés musulmanes. Elle doit juste répondre à la Loi divine. Par conséquent, personne de sera surpris de constater une multitude de systèmes politiques dans le monde musulman.
Cette approche très traditionaliste doit faire face à une multitude de problèmes.
En particulier, celui de l’insertion des pays musulmans au sein d’un ordre international renvoyant à un droit et des pratiques non conformes à la construction islamique du politique.

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