L’apprentissage de la connaissance scientifique Dissertation by Ivysynaa

L’apprentissage de la connaissance scientifique
Dissertation de philosophie qui cherche à savoir si l’apprentissage des sciences peut contribuer à l’épanouissement de l’homme, en s'appuyant sur l'étude d'un extrait de l'ouvrage de Sénèque, "Lettres à Lucilius".
№ 3948 | 1,600 mots | 0 sources | 2008
Publié le févr. 27, 2008 in Philosophie
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Résumé:

Dans le texte 4, p.285, extrait des "Lettres à Lucilius", Sénèque engage une réflexion quant au décentrement des préoccupations humaines face aux dérives d’un monde mathématisé. L’enjeu du texte est de savoir si l’apprentissage de l’activité scientifique peut être un recours à l’épanouissement de l’homme, terme à considérer dans sa définition stoïcienne, où il consiste en un bonheur continu, dans l’absence totale de troubles de l’âme (ataraxia).
La thèse de Sénèque est agencée selon une gradation de multiples parallèles entre ce qu’enseigne le géomètre et ce que l’homme souhaiterait en fait apprendre. On ne peut négliger la dimension satirique de ce texte, sous-jacente dans le registre du texte et dans l’emploi de jeux de mots où connotations plurielles se confrontent. De cette façon, l’argumentation critique un détournement de l’esprit inhérent aux sciences et l’incapacité scientifique quant à la « mesure de l’âme de l’homme».
Sans tomber dans le scepticisme, l’analyse de cette critique permet de considérer un autre aspect de l’apprentissage de la connaissance scientifique, et il est possible de façon plus élargie, de s'interroger sur une question fondamentale en matière de philosophie : quel rôle joue l’apprentissage de l’activité scientifique dans la conception stoïcienne du bonheur ?

Extrait du document:

La matière de son développement est amorcée autour du mot «mesure», où connotations concrète et abstraite se confrontent. Le géomètre est capable d’établir le périmètre de territoires, mais derrière l’utilisation du conditionnel, Sénèque laisse entendre l’incapacité du géomètre, à résoudre un problème humain, malgré ses connaissances mathématiques. De manière sous-jacente, Sénèque dénonce, le caractère inéluctable de l’insatisfaction humaine, comme en témoigne l’utilisation du verbe « suffire ».
Par la suite, la dénonciation se marque d’avantage, dans la mesure où, selon Sénèque l’apprentissage de l’arithmétique conduit au vice, comme « l’avarice ». Parallèlement à cette idée de vice, il oppose le caractère stérile des préoccupations capitalistes, à la quête du bonheur.

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