« Les aventures de Télémaque », Fénelon Dissertation

« Les aventures de Télémaque », Fénelon
Dissertation se demandant comment Fénelon, à travers « Les aventures de Télémaque », une mythologie privée de toute sacralité, poursuit un but didactique indissociable de la perspective chrétienne.
№ 28291 | 1,600 mots | 0 sources | 2012
Publié le mai 03, 2012 in Littérature , Religion , Théologie
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Résumé:

Les aventures de Télémaque, roman initiatique destiné par Fénelon au Duc de Bourgogne, dont il est alors le précepteur, fait figure de « mythologie profane, spiritualiste d'intention, sans être changé de forme, en sorte qu'(il) n'est ni païen, ni chrétien. ». En effet, l'auteur, partisan des méthodes d'éducation indirectes, met en scène une mythologie qui n'a plus rien de sacré, au service d'une spiritualité qui trouve ses bases dans la morale chrétienne, sans qu'il n'y soit jamais fait référence explicitement. Or, dans cette idée même, on remarque un paradoxe : on utilise la mythologie profane (par définition, sans aucun lien avec le sacré, rattachée aux choses de la terre) à des buts d'élévation spirituelle, mais toujours hors de toute religion ou de tout paganisme. Le but poursuivi reste donc camouflé sous la forme d'une épopée homérique, ce qui semble interdire toute catégorisation en tant qu'œuvre ontologiquement chrétienne. Cependant, il paraît intéressant de considérer la citation étudiée sous un angle critique : si la mythologie, telle qu'elle est traitée par l'auteur, perd de son caractère religieux, elle appuie un propos qui s'inscrit dans une morale fondamentalement chrétienne, et si elle n'en a pas la forme, elle en a clairement l'intention. Cela pourrait alors suffire à qualifier l'œuvre de Fénelon de chrétienne. Dès lors, il convient de s'interroger sur la réalité de l'affirmation : « Le livre n'est ni païen, ni chrétien ».

I- En quoi l'enseignement prodigué par Fénelon désacralise la mythologie en la réutilisant ?
II- Comment l'œuvre reste profondément ancrée dans la morale chrétienne ?

Extrait du document:

En effet, dans sa préface aux Aventures, Jacques Lebrun parle d'une « référence chrétienne indissociable de la référence païenne. ». Cette référence transparaît dans l'œuvre de manière récurrente, et devient, dès lors que le lecteur se documente sur les autres ouvrages de l'auteur et sur sa biographie, évidente. Fénelon est prêtre, conformément à l'usage dans la monarchie Française de l'époque. Il souhaite inculquer à son élève, le futur roi, des maximes prenant racine dans la morale chrétienne. Ainsi, on la voit à travers l'utilisation d'un vocabulaire, d'images explicitement chrétiennes.

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