Sade, Salò ou les 120 Journées de Sodome Exposé by veber

Sade, Salò ou les 120 Journées de Sodome
Exposé sur l'adaptation au cinéma du roman de Sade par Pasolini et cherchant à comprendre pourquoi Pasolini a choisi d'ancrer l'intrigue des "120 journées de Sodome" dans l'Italie de la République Fasciste de Salo, à la fin du fascisme mussolinien.
№ 31080 | 3,505 mots | 4 sources | 2014 | FR
Publié le oct. 29, 2014 in Cinéma , Littérature
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Résumé:

Il faudra donc tâcher de comprendre pourquoi Pasolini a choisi d'ancrer l'intrigue des 120 journées de Sodome dans l'Italie de la République Fasciste de Salo, à la fin du fascisme Mussolinien.
En quoi la société sadienne offre à Pasolini un motif particulièrement adapté à sa déploration, et à ce titre, qu'est-ce que l'œuvre de Pasolini enseigne sur celle de Sade ?

I/ La société sadienne : protocoles de la négation de l'autre
II/ Sade selon Pasolini, ou la « substance fasciste »

Extrait du document:

Mais dans Salo, à la différence des 120 journées, cette imitation se propage jusqu'au sérail, au point que l'imitation devient conformisme. En reprenant la comparaison de Barthes, à propos de la société-école, ou société-internat, on voit bien qu'il ne s'agit pourtant nullement d'éducation, ou d'initiation – Barthes précise que si les victimes ont des cours, ces cours sont purement techniques, cf cours de masturbation, et donc uniquement dans le but de procurer davantage de plaisir aux scélérats. Imitation en opposition à éducation donc. Vers la fin du film, la série de délations illustre bien cela : la délation, acte scélérat, ne fait pas intervenir les scrupules des jeunes gens ; et au contraire servent à protéger les relations libertines qu'ils semblent reproduire entre eux.

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