L'identité féminine, le corps et la violence dans "Alcools" d'Apollinaire Mémoire ou thèse by CelineT

L'identité féminine, le corps et la violence dans "Alcools" d'Apollinaire
Master de littérature portant sur "Alcools" d'Apollinaire et interrogeant le rapport du féminin à la violence, que cette violence soit subie ou infligée.
№ 13017 | 22,135 mots | 11 sources | 2009
Publié le oct. 31, 2009 in Littérature
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Résumé:

S'agit-il d'une exorcisation fantasmée de la violence subie par le "Mal Aimé" de la Chanson comme l'affirment certains critiques ? Il nous semble qu'au contraire, la violence est la modalité d'échange entre le sujet et l'autre, que symbolise la relation amoureuse entre l'amant et l'objet aimé.

1. Apollinaire et les interprétations contemporaines du corps féminin
2. De la singularité du rapport de violence instauré entre les deux genres dans 'Alcools'
3. Le féminin, image de la création, image du créateur

Extrait du document:

Dans la tradition chrétienne, deux figures opposées se détachent alors : La Vierge et la pécheresse, qui trouvent leur incarnation dans de multiples couples d'opposés, à commencer par Marie et Marie-Madeleine. La Vierge Marie, qui constitue la figure la plus nette de l'idéal de pureté absolue, puisque vierge, elle-même conçue sans péché selon le dogme alors tout récent de l'Immaculée Conception, elle subit les douleurs de l'enfantement, se sacrifiant en réparation d'un péché qui lui est étranger. L'idéal féminin de la grande poésie courtoise se situe dans la même veine, puisqu'à l'origine, le chant courtois est dédié à la Vierge. C'est de cette assimilation entre la Vierge et la dame que découlera d'ailleurs la dénomination « Notre Dame » pour qualifier Marie. Cet idéal féminin est donc un idéal intouchable, modèle de vertu dont la beauté corporelle réifiée par le blason renvoie bien plus à un idéal esthétique, miroir de valeurs de vertu qu'à l'expression du désir charnel !

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